Fiat 500 : pourquoi l’électrique se gonfle plus fort que la thermique

Deux Fiat 500 portent le même nom et réclament deux gonflages différents. La version électrique, plus lourde, prescrit 2,5 bar à l'arrière en pleine charge là où la thermique reste à 2,2 ou 2,3 bar, et elle chausse des jantes plus grandes. Transposer une valeur de l'une à l'autre est une erreur.

20 min de lecture Entretien

L’essentiel

  • Sur la Nuova 500 électrique, la notice prescrit 2,5 bar à l’arrière en pleine charge, à froid. La 500 thermique n’y dépasse pas 2,3 bar : plus lourde, l’électrique se gonfle plus fort.
  • Sur l’électrique, une seule série de valeurs suffit : 2,4 bar à l’avant, 2,3 bar à l’arrière en charge moyenne, 2,5 bar à l’arrière en pleine charge. Elle est identique sur les trois montes d’origine, en 15, 16 et 17 pouces.
  • Sur la 500 thermique, la valeur dépend de la monte et du chargement. Trois dimensions, 175/65 R14, 185/55 R15 et 195/45 R16, réparties sur cinq lignes, de 2,0 à 2,4 bar, avec le repère ECO ou CONFORT sur les versions 1.2 ECO.
  • La monte pneumatique se décale d’un cran entre les deux générations. La thermique tourne en 14, 15 et 16 pouces, l’électrique en 15, 16 et 17 : aucune jante de 14 pouces ne figure au tableau de l’électrique.
  • C’est la dimension inscrite sur le flanc du pneu qui commande la bonne ligne du tableau, pas le nom du modèle. Elle se lit en clair, sous la forme d’une suite du type 195/55 R16.
  • Sur les 500 équipées, le système de surveillance indirect se réinitialise après chaque gonflage. Il déduit le sous-gonflage de la vitesse de rotation des roues, et le reset vient en dernier, jamais avant le gonflage.
  • La 500 thermique gonfle sa roue compacte de secours à 2,8 bar ; l’électrique n’en embarque pas, mais un kit Fix&Go dans le coffre. Aucune des deux notices ne situe d’étiquette de pression sur le véhicule.

Sommaire

  1. Deux Fiat 500, deux jeux de pressions
  2. 2,5 bar à l’arrière : le chiffre qui sépare l’électrique de la thermique
  3. La monte pneumatique change aussi, de 14 à 17 pouces
  4. Sur la thermique, la valeur dépend du pneu et du mode
  5. La règle de sécurité : c’est le flanc du pneu qui commande, pas le nom du modèle
  6. Après le gonflage, il reste la réinitialisation
  7. À froid, à chaud, pneus neige : les corrections à appliquer
  8. Roue de secours, kit Fix&Go et étiquette introuvable
  9. Questions fréquentes

Vous cherchez la pression des pneus de votre Fiat 500, et deux voitures portent ce nom sans lire le même tableau. La réponse tient à la motorisation : l’électrique monte à 2,5 bar à l’arrière en pleine charge, la thermique n’y dépasse pas 2,3 bar.

Une Fiat 500 électrique vert d'eau vue de trois quarts avant, arrêtée le long d'un trottoir pavé sur une place de centre-ville en fin de journée
Deux voitures portent le nom de 500 et ne lisent pas le même tableau : la première question n’est pas « combien » mais « laquelle des deux ».

Quelle 500 avez-vous devant vous ?

Si Alors
votre 500 est électrique allez au chiffre clé de l’électrique, une seule série de valeurs
votre 500 est thermique essence allez aux pressions de la thermique, qui dépendent du pneu
vous ne savez pas quelle jante vous chaussez allez à la lecture du flanc du pneu
le témoin de sous-gonflage vient de s’allumer allez à la réinitialisation après gonflage
vous roulez chargé ou en pneus neige allez aux corrections à appliquer

Deux Fiat 500, deux jeux de pressions

Le réflexe est compréhensible : une Fiat 500 est une Fiat 500, on cherche une pression et on gonfle. Sauf que le nom recouvre deux véhicules mécaniquement distincts, et leurs notices ne prescrivent pas les mêmes valeurs.

La 500 thermique, dans sa dernière notice ouverte ici (référence 603.91.268, 4e édition, 07/2017), et la Nuova 500 électrique (référence 603.85.159, 3e édition, 11/2020) donnent chacune leur propre tableau de gonflage.

Une Fiat 500 thermique blanc crème vue de trois quarts avant, garée dans la travée d'un atelier devant une porte sectionnelle ouverte
La 500 thermique, modèle 150 : même appellation que l’électrique, deux tableaux, et pas une valeur commune sur l’essieu arrière chargé.

Le sens de l’écart surprend souvent : l’électrique, plus lourde à cause de sa batterie, se gonfle plus fort que la thermique. La différence n’est pas cosmétique, elle se lit sur l’essieu qui porte le plus de charge.

Fiche comparative des deux générations

Caractéristique 500 thermique (modèle 150) Nuova 500 électrique (modèle 332)
Notice de référence 603.91.268, 4e éd. 07/2017 603.85.159, 3e éd. 11/2020
Montes d’origine 175/65 R14 à 195/45 R16 (14 à 16 pouces) 185/65 R15 à 205/45 R17 (15 à 17 pouces)
Pression arrière, pleine charge (à froid) 2,2 à 2,3 bar 2,5 bar
Arrière chargé plus gonflé que l’avant ? non : jamais au-dessus de l’avant oui : 2,5 bar contre 2,4 bar
Variation selon la version oui : 3 dimensions, 5 lignes, repère ECO ou CONFORT non : toutes versions identiques
Roue de secours roue compacte prescrite à 2,8 bar pas de roue de secours documentée ; kit Fix&Go dans le coffre
Correction à chaud +0,3 bar +0,3 bar, et +0,2 bar en pneus neige

Une même appellation, deux tableaux, et pas une valeur commune sur l’essieu arrière chargé. Avant de gonfler, la première question n’est pas « combien » mais « laquelle des deux 500 ».

2,5 bar à l’arrière : le chiffre qui sépare l’électrique de la thermique

C’est le fait central de cette page, et il tient dans un chiffre. Sur la Nuova 500 électrique, la notice prescrit 2,5 bar à l’arrière en pleine charge, à froid, et cette valeur est identique sur les trois montes d’origine.

Sur la 500 thermique, l’arrière en pleine charge ne dépasse pas 2,3 bar, et descend à 2,2 bar sur plusieurs montes. L’écart est donc de 0,2 à 0,3 bar, toujours dans le même sens : l’électrique demande davantage.

Vue en contre-plongée sur le soubassement d'une petite voiture électrique levée au pont, pack de batterie plat couvrant tout le plancher entre les essieux
La batterie de traction ajoute une masse répartie dans le plancher ; les deux notices donnent les valeurs, pas la raison de l’écart.

Les deux notices donnent les valeurs, pas la raison de l’écart. Elle tient vraisemblablement au poids : une batterie de traction, c’est-à-dire le pack qui stocke l’énergie et alimente le moteur, ajoute une masse répartie dans le plancher.

Ce raisonnement se déduit des chiffres, il n’est écrit dans aucune des deux notices. Les deux tableaux, en revanche, portent les mêmes quatre colonnes :

  • l’avant et l’arrière ;
  • chacun à charge moyenne, puis en pleine charge.

L’écart n’est pas dans la structure du tableau, il est dans les valeurs : sur l’électrique, l’arrière chargé passe au-dessus de l’avant, 2,5 bar contre 2,4 bar, alors que sur la thermique il ne dépasse jamais l’avant.

Les pressions de la 500 électrique, toutes montes

Monte Charge moyenne (AV / AR) Pleine charge (AV / AR)
185/65 R15 2,4 / 2,3 bar 2,4 / 2,5 bar
195/55 R16 2,4 / 2,3 bar 2,4 / 2,5 bar
205/45 R17 2,4 / 2,3 bar 2,4 / 2,5 bar

Sur l’électrique, quelle que soit la jante, la valeur ne change pas : 2,4 bar à l’avant, 2,3 bar à l’arrière en charge moyenne, et l’arrière qui passe à 2,5 bar dès que le véhicule est plein. Une seule série de chiffres suffit, et c’est l’arrière chargé qui monte le plus haut.

La monte pneumatique change aussi, de 14 à 17 pouces

La pression n’est pas la seule chose qui distingue les deux voitures : la taille des roues aussi. La monte pneumatique, c’est-à-dire la dimension des pneus montés d’origine, se décale d’un cran entre les deux générations.

La thermique tourne en 14, 15 et 16 pouces ; l’électrique en 15, 16 et 17 pouces. Aucune jante de 14 pouces ne figure au tableau de la 332 : dans le périmètre de ces deux notices, une 500 en 175/65 R14 est une thermique.

Deux roues déposées posées côte à côte au sol d'un atelier, une petite jante en acier à pneu à flanc haut et une grande jante en alliage à flanc bas
La thermique tourne en 14, 15 et 16 pouces, l’électrique en 15, 16 et 17 : à diamètre égal, la dimension exacte diffère encore.
Diamètre 500 thermique (modèle 150) Nuova 500 électrique (modèle 332)
14 pouces 175/65 R14 absent
15 pouces 185/55 R15 185/65 R15
16 pouces 195/45 R16 195/55 R16
17 pouces absent 205/45 R17

La conséquence est directe : même à diamètre égal, la dimension exacte diffère. Une 500 en 15 pouces chausse du 185/55 en thermique et du 185/65 en électrique, deux pneus qui n’ont ni la même hauteur de flanc ni la même pression prescrite.

C’est pourquoi une valeur relevée sur une 500 ne peut pas servir de repère pour une autre : le point commun s’arrête au logo. La taille des roues n’est pas un détail esthétique : elle commande la ligne du tableau à lire.

Sur la thermique, la valeur dépend du pneu et du mode

Si l’électrique est simple, la thermique demande de la lecture. Sa notice ne liste que trois dimensions, 175/65 R14, 185/55 R15 et 195/45 R16, réparties sur cinq lignes de tableau : le 175/65 R14 y revient trois fois, en 82T, en 86T, et sur les versions 1.2 ECO qui portent deux jeux de valeurs.

Ces deux jeux sont repérés par des astérisques, l’un noté ECO, l’autre noté CONFORT, et c’est là qu’est le piège de lecture :

  • l’astérisque désigne le réglage ;
  • il ne désigne pas l’essieu.

Sur le fond, la notice reste muette :

  • elle n’explique nulle part ce que recouvrent les réglages ECO et CONFORT ;
  • elle se borne à préciser que les consommations ECO ne sont pas garanties.
Monte Charge moyenne (AV / AR) Pleine charge (AV / AR)
175/65 R14 82T/86T (versions 1.2 ECO), repère ECO 2,4 / 2,2 bar 2,4 / 2,2 bar
175/65 R14 82T/86T (versions 1.2 ECO), repère CONFORT 2,2 / 2,0 bar 2,3 / 2,2 bar
175/65 R14 82T ou 86T (hors versions 1.2 ECO) 2,2 / 2,0 bar 2,3 / 2,2 bar
185/55 R15 82H 2,2 / 2,1 bar 2,3 / 2,3 bar
195/45 R16 84H 2,2 / 2,1 bar 2,4 / 2,3 bar

Là où l’électrique tient sur trois lignes identiques, la thermique en aligne cinq, dont plusieurs se recoupent partiellement. Un conducteur de 500 essence qui gonfle « à 2,4 » parce qu’il a lu ce chiffre quelque part ne sait pas ce qu’il applique.

Dans ce tableau, 2,4 bar désigne la pleine charge avant sur du 16 pouces, mais aussi l’avant du repère ECO en 14 pouces, à charge moyenne comme à pleine charge. Ce n’est pas une valeur universelle, c’est trois cases distinctes du même tableau. Sur la thermique, il n’existe pas de bonne pression unique, il existe la bonne pression de votre monte et de votre chargement.

La règle de sécurité : c’est le flanc du pneu qui commande, pas le nom du modèle

De tout ce qui précède découle une seule règle pratique. Ce qui désigne la bonne ligne du tableau, ce n’est pas :

  • le nom du modèle ;
  • le millésime ;
  • ce qu’un voisin gonfle sur la sienne.

C’est la dimension inscrite sur le flanc de vos pneus, en clair, sous la forme d’une suite du type 195/55 R16.

Le raisonnement vaut au-delà de la Fiat 500. La pression correcte dépend de la monte réelle et de la charge transportée sur n’importe quel véhicule, ce que rappellent aussi les pages consacrées à la pression des pneus de l’Opel Corsa. Le témoin qui vous alerte d’un sous-gonflage, lui, se lit comme les autres indicateurs du tableau de bord :

Ce pictogramme signale une pression insuffisante sur un ou plusieurs pneus, ou une perte lente. Sur les deux générations de 500 équipées, le système de surveillance est indirect :

  • sur l’électrique, la notice précise qu’il contrôle l’état de gonflage au moyen des capteurs de vitesse de roue ;
  • sur la thermique, la notice se contente d’en donner le sigle.

La lecture par modèle de ces témoins est traitée à part, par exemple pour les voyants de la Citroën C3.

Ce que Fiat prescrit quand ce témoin s’allume ne se déduit pas de sa couleur, et se lit en entier. Les deux notices portent la même consigne, dans un encadré : « Ne pas continuer à rouler avec un ou plusieurs pneus dégonflés, car la tenue de route du véhicule est compromise. Arrêter la voiture en évitant de freiner et de braquer brusquement. »

Le texte est identique mot pour mot, seul son titre change d’une notice à l’autre :

  • sur la thermique, il est titré ATTENTION, page 22 de la notice 603.91.268 ;
  • sur l’électrique, il est titré AVERTISSEMENT, page 95 de la notice 603.85.159.

La thermique ajoute, page 196, une limite du système :

  • il ne sait pas signaler une chute subite de pression, une explosion de pneu par exemple ;
  • il faut alors s’arrêter en freinant doucement, sans braquage brusque.

Le gonflage et la réinitialisation viennent après l’arrêt, jamais à sa place.

Lisez le flanc, pas le badge : la dimension gravée sur le pneu est la seule entrée fiable du tableau.

Après le gonflage, il reste la réinitialisation

Gonfler ne suffit pas, sur les 500 qui en sont équipées. Le système de surveillance de la pression, un iTPMS, n’est pas systématique, et chaque notice le formule à sa façon :

  • sur la thermique, la notice le donne « pour les versions/marchés qui le prévoient » ;
  • sur l’électrique, la notice écrit que la voiture « peut être équipée » de ce dispositif.

Là où il est monté, il déduit un sous-gonflage de la vitesse de rotation des roues plutôt que de le mesurer par un capteur dans chaque pneu. Ce système doit être réinitialisé après chaque gonflage, faute de quoi il garde en mémoire l’état précédent et peut alerter à tort, ou se taire à tort.

Le mécanisme complet de ce type de système, et pourquoi il impose un reset, est détaillé pour la pression des pneus du Peugeot 3008.

Gros plan sur un capteur de vitesse de roue fixé au porte-fusée d'une citadine, roue déposée, moyeu et disque de frein nu visibles
Le système est indirect : il déduit le sous-gonflage de la vitesse de rotation des roues, et se réinitialise après le gonflage, jamais avant.

La règle est la même sur les deux 500, la procédure non. Si le témoin s’est allumé, l’ordre des gestes ne change pas :

  1. la voiture s’arrête d’abord, comme le prescrit la notice ;
  2. on gonfle ensuite aux valeurs du tableau ;
  3. la réinitialisation vient en dernier, moteur ou contact selon le cas.
Étape 500 thermique (modèle 150) Nuova 500 électrique (modèle 332)
Position du véhicule à l’arrêt, clé de contact sur MAR à l’arrêt, dispositif de démarrage sur ENGINE
Où aller Menu de Configuration, rubrique « RÉINITIALISATION iTPMS » Menu principal, rubrique « Info véhicule » puis « Reset tire pressure »
Validation courte pression sur MENU : l’écran affiche « Réinitialisation » ; choisir Oui ou Non avec + ou – ; nouvelle courte pression sur MENU : l’écran affiche « Confirmer » appuyer sur « OK » plus de 2 secondes, barre de progression à l’écran
Confirmation message « Réinitialisation enregistrée » message « Réinitialisation enregistrée » et signal sonore

La notice est explicite sur le préalable : réinitialiser après avoir gonflé aux valeurs nominales, jamais avant. Le faire sur des pneus mal gonflés fixe une référence fausse. Un gonflage sans reset est un gonflage à moitié fait.

À froid, à chaud, pneus neige : les corrections à appliquer

Toutes les valeurs des tableaux ci-dessus sont données à froid, c’est-à-dire sur un pneu qui n’a pas roulé depuis plusieurs heures ou qui a parcouru quelques kilomètres tout au plus. Le contrôle se fait dans cet état, et c’est un point que les notices répètent des deux côtés.

  • Contrôle à froid : c’est la condition de référence.
  • Un pneu chaud fausse la lecture vers le haut.
  • Majoration à chaud : sur un pneu chaud, les deux notices majorent la pression de 0,3 bar par rapport à la valeur préconisée.
  • Ce n’est pas une tolérance accordée, c’est la valeur à viser dans cet état.
  • Il ne faut alors pas dégonfler pour revenir à la valeur théorique ;
  • recontrôlez plus tard à froid.
  • Pneus à neige, sur l’électrique : la notice 332 majore la pression de 0,2 bar par rapport aux autres pneus de série.
  • La notice de la thermique ne porte pas cette majoration.

Les deux majorations ne relèvent pas du même mécanisme :

  • la majoration à chaud corrige une lecture prise hors des conditions de référence ;
  • la majoration en pneus à neige est une valeur cible plus élevée, indépendante des conditions de contrôle.

Une pression relevée à chaud se lit, elle ne se corrige pas à la baisse.

Roue de secours, kit Fix&Go et étiquette introuvable

Deux détails pratiques ferment le sujet, et ils diffèrent encore entre les deux voitures.

Un kit de réparation anti-crevaison, petit compresseur et cartouche de produit, logé dans la niche du plancher de coffre d'une citadine
Sur la 500 électrique, pas de roue de secours documentée : le kit de réparation, compresseur et produit anti-crevaison, est logé dans le coffre.

La roue de secours. Elle n’est pas gérée de la même façon d’une voiture à l’autre :

  • la 500 thermique prévoit, selon les versions, une roue compacte de secours, la fameuse « galette » ;
  • l’électrique n’embarque pas de roue de secours documentée, mais un kit Fix&Go, c’est-à-dire un compresseur avec produit anti-crevaison, logé dans le coffre ;
  • sur les deux, si la pression reste sous 1,8 bar après réparation au kit, on ne repart pas, on s’adresse au réseau après-vente Fiat.

Sur la thermique, cette galette se gonfle à 2,8 bar, valeur inscrite au tableau.

Le couple de serrage des roues, lui, se contrôle à la clé dédiée, sujet traité dans la page quelle clé dynamométrique acheter.

L’étiquette de pression. C’est le point où la Fiat 500 déçoit l’habitude. Sur beaucoup de véhicules, une étiquette collée dans l’encadrement de la portière conducteur ou sur la trappe à carburant donne les pressions. Aucune des deux notices de la 500 ne localise une telle étiquette de pressions : elles renvoient au tableau du manuel.

Elles ne l’excluent pas pour autant, et c’est la nuance à connaître : la procédure du kit Fix&Go renvoie, des deux côtés, à la pression indiquée au chapitre des caractéristiques techniques, sans jamais dire où l’étiquette serait collée. Chaque notice la nomme à sa façon :

  • sur la thermique, la notice parle d’une pression « ou sur une étiquette » ;
  • sur l’électrique, elle parle d’une « étiquette spéciale ».

La plaquette d’identification, elle, se trouve bien sur le véhicule, mais elle porte les poids, pas les pressions :

  • sur la thermique, sur le plancher arrière du coffre ;
  • sur l’électrique, sur le montant avant côté conducteur.

Sur une 500, le seul endroit où les valeurs sont réellement écrites est le tableau de la notice.

Questions fréquentes

Quelle pression pour une Fiat 500 électrique ?

Sur la Nuova 500 électrique (modèle 332), la notice prescrit 2,4 bar à l’avant et 2,3 bar à l’arrière en charge moyenne, et 2,4 bar à l’avant, 2,5 bar à l’arrière en pleine charge, à froid. Ces valeurs sont identiques sur les trois montes d’origine, en 15, 16 et 17 pouces : il n’y a donc qu’une seule série de chiffres à retenir. La valeur la plus haute, 2,5 bar, concerne l’essieu arrière lorsque le véhicule est chargé.

Quelle pression pour une Fiat 500 thermique ?

Cela dépend de la monte. La 500 thermique (modèle 150) existe en trois dimensions, 175/65 R14, 185/55 R15 et 195/45 R16, réparties sur cinq lignes du tableau de gonflage, avec des valeurs qui vont d’environ 2,0 à 2,4 bar selon la roue, la charge et, sur les versions 1.2 ECO, le repère ECO ou CONFORT. En pleine charge, l’arrière ne dépasse pas 2,3 bar. La seule façon de choisir la bonne ligne est de lire la dimension inscrite sur le flanc de vos pneus, puis de se reporter au tableau de la notice.

Pourquoi la Fiat 500 électrique demande-t-elle plus de pression que la thermique ?

Les deux notices donnent les valeurs sans en donner la raison. L’explication la plus directe est le poids : la batterie de traction ajoute une masse que la thermique n’a pas, et un pneu davantage chargé demande une pression plus élevée. Le fait, lui, est écrit noir sur blanc : 2,5 bar à l’arrière en pleine charge sur l’électrique, contre 2,2 à 2,3 bar sur la thermique. Les deux tableaux distinguent l’avant de l’arrière, à charge moyenne comme en pleine charge ; ce qui change, c’est que l’arrière chargé de l’électrique passe au-dessus de son avant, cas qui n’existe sur aucune ligne de la thermique.

Comment connaître la bonne pression pour ma Fiat 500 ?

Lisez d’abord la dimension gravée sur le flanc de vos pneus, du type 185/65 R15, puis reportez cette dimension à la ligne correspondante du tableau de gonflage de votre notice. C’est la monte réelle qui commande la valeur, pas le nom du modèle ni son année. Ne comptez pas sur une étiquette dans la portière : aucune des deux notices n’en situe une sur le véhicule, la référence est le tableau du manuel.

Faut-il réinitialiser le système après avoir gonflé les pneus d’une Fiat 500 ?

Oui, sur les versions qui en sont équipées. Les deux générations utilisent un système de surveillance indirect, qui déduit le sous-gonflage de la vitesse des roues et doit être réinitialisé après chaque gonflage. Sur la thermique, cela se fait à l’arrêt, clé de contact sur MAR, via le Menu de Configuration et sa rubrique « RÉINITIALISATION iTPMS ». Sur l’électrique, dispositif de démarrage sur ENGINE, par « Info véhicule » puis « Reset tire pressure », en maintenant « OK » plus de deux secondes. Toujours gonfler aux bonnes valeurs avant de lancer la réinitialisation.

Quelle pression pour la roue de secours d’une Fiat 500 ?

Sur la 500 thermique équipée d’une roue compacte de secours, la notice prescrit 2,8 bar. La Nuova 500 électrique n’a pas de roue de secours documentée : elle est livrée avec un kit Fix&Go, un compresseur et un produit anti-crevaison logés dans le coffre. Après une réparation au kit, si la pression reste sous 1,8 bar, il ne faut pas reprendre la route mais s’adresser au réseau.

Où se trouve l’étiquette de pression des pneus sur une Fiat 500 ?

Aucune des deux notices ne la situe. Ni la portière, ni la trappe à carburant ne sont citées, et les deux renvoient à leur tableau de gonflage. Une étiquette est bien évoquée une fois de chaque côté, dans la procédure du kit Fix&Go, qui parle de la pression indiquée au chapitre des caractéristiques techniques « ou sur une étiquette » pour la thermique, « ou sur une étiquette spéciale » pour l’électrique, mais son emplacement n’est indiqué nulle part. La plaquette que l’on trouve sur le véhicule concerne les poids et l’identification, pas les pressions : elle est sur le plancher arrière du coffre sur la thermique, sur le montant avant côté conducteur sur l’électrique.

Quelle pression pour une Fiat 500 hybride ?

Je préfère être clair : la notice propre à la 500 Hybrid, le mild-hybrid apparu sur la thermique restylée après 2020, a été ouverte pour la page des voyants de la Fiat 500 Hybrid, pas pour celle-ci : ses valeurs de gonflage n’y sont pas reprises, et je ne vais pas inventer une valeur qui lui serait spécifique. À défaut, la 500 hybride se rattache au socle de la thermique, en lisant la dimension de ses pneus dans le tableau correspondant, sous réserve de vérifier sa propre notice. En cas de doute, c’est la documentation du véhicule qui tranche, pas une valeur reprise d’une autre version.

À lire aussi

Poursuivre la lecture

Les pictogrammes reproduits dans cette page sont des représentations : ils désignent le bon témoin, ils ne reproduisent pas le dessin exact de votre tableau de bord, qui varie selon le modèle, la génération et l’équipement. Ce dessin figure dans la notice du véhicule.

Cette page couvre trois configurations, qui ne lisent pas le même tableau :

  • la Fiat 500 thermique ;
  • la Nuova 500 électrique ;
  • la version hybride, évoquée d’un mot.

Toutes les valeurs citées proviennent des notices d’utilisation publiées par Fiat sur le portail Stellantis eLUM, en particulier la notice 603.91.268 pour la thermique et la 603.85.159 pour l’électrique. Là où elles divergent, l’écart est signalé. Le sujet relève de l’entretien courant, mais il se traite version par version.

Laurent