Voyants de la Twingo 2 et 3 : lequel impose l’arrêt, lequel peut attendre

Sur une Twingo, ce n'est pas le pictogramme qui commande, c'est le témoin de synthèse allumé à côté : STOP impose de s'arrêter, l'alerte orange autorise à rouler jusqu'au garage. Le bleu de la température, lui, dit simplement que le moteur est froid.

22 min de lecture Voyants

L’essentiel

  • Sur une Twingo 3, le témoin de température bleu est normal : c’est l’état d’un moteur froid, et seul le passage au rouge est une alerte. Sur une Twingo 2, il n’y a pas de phase bleue : le témoin allumé vaut arrêt.
  • Le voyant d’huile signale une pression, pas un niveau à compléter. La procédure écrite est de s’arrêter, couper le contact, vérifier le niveau ; si le niveau est normal, la cause est ailleurs et l’appoint ne règle rien.
  • Ce sont les deux témoins de synthèse qui décident, pas le pictogramme voisin. L’arrêt impératif, un badge portant STOP, impose de couper le moteur et de ne pas le redémarrer. Le témoin d’alerte, une clé plate, autorise à rejoindre un garage en conduisant avec ménagement.
  • Orange n’est pas une consigne à soi seul. Le limiteur de vitesse s’allume en orange sans signaler la moindre anomalie, et deux témoins orange ordonnent au contraire de s’arrêter.
  • La Twingo n’affiche aucun message « risque casse moteur » : l’expression est absente des deux notices. Le seul message d’alerte documenté est « antipollution à contrôler », sur les versions gazole de la Twingo 2.
  • La Twingo 2 n’a aucun témoin de surveillance de pression des pneumatiques. La Twingo 3 en a deux systèmes distincts, et seul celui à capteurs dans les valves fait apparaître l’arrêt impératif en cas de crevaison.

Sommaire

  1. Sur la Twingo, la couleur et le dessin ne suffisent pas
  2. Le témoin de température : le bleu est normal, le rouge impose l’arrêt
  3. Le témoin d’huile : une pression, pas un niveau à compléter
  4. Arrêt impératif rouge et alerte orange : le cadre qui commande
  5. Les voyants orange de la Twingo : ce qu’ils autorisent
  6. Twingo 2, Twingo 3 : ce qui change vraiment d’une génération à l’autre
  7. La Twingo n’affiche pas de message « risque casse moteur »
  8. Questions fréquentes sur les voyants de la Twingo

Le tableau de bord d’une Twingo tient dans une poignée de témoins, et deux d’entre eux produisent presque toujours le même malentendu en ligne.

La suite reprend chaque voyant à partir des notices des deux générations, la Twingo 2 de février 2013 et la Twingo 3 : ce que le pictogramme signale, ce qu’il ne signale pas, et ce qu’il faut faire dans l’ordre.

Une Renault Twingo 3 rouge vue de trois quarts avant, garée sur une place de village pavée en fin de journée
Le moment qui amène ici : sur une Twingo 3, quelque chose s’est allumé et le dessin seul ne dit pas s’il faut poursuivre ou s’arrêter.

Sur la Twingo, la couleur et le dessin ne suffisent pas

Lister les voyants du tableau de bord de la Twingo un par un, à la couleur et au dessin, paraît logique. La méthode produit pourtant deux contresens sérieux sur ce modèle précis :

  • Le témoin de température : sa phase bleue est normale, pas une alerte.
  • Le témoin d’huile : il parle de pression, jamais de niveau.

La bonne entrée n’est pas le dessin, c’est la gradation de gravité. Le tableau ci-dessous donne la convention de lecture retenue sur ce site.

Elle s’adosse à la norme ISO 2575:2021, qui fixe les symboles des commandes, indicateurs et témoins des véhicules routiers et indique les couleurs des témoins optiques possibles.

Ce que les notices Renault écrivent, elles, n’est pas une règle par couleur : c’est une prescription attachée à deux témoins nommés.

  • Témoin d’alerte : « un arrêt au plus tôt chez un Représentant de la marque en conduisant avec ménagement ».
  • Témoin d’arrêt impératif : « un arrêt impératif et immédiat compatible avec les conditions de circulation ».

Ni l’une ni l’autre de ces deux phrases ne nomme une couleur. La grille sert à s’orienter devant un tableau de bord qui s’allume, elle ne remplace jamais la consigne écrite pour le témoin concerné.

Pour la Twingo 1, l’électrique et la Twingo 4, aucune notice n’a été ouverte ici. Vous trouverez cette grille appliquée à d’autres modèles dans notre rubrique voyants.

Couleur du témoin Ce qu’elle annonce Conduite à tenir
Rouge Défaut qui touche la sécurité ou un organe vital Arrêt dès que possible, moteur coupé si demandé
Orange Anomalie à faire contrôler, sans urgence immédiate Route possible en allure modérée jusqu’au garage
Bleu (température, Twingo 3 seule) Moteur encore froid, situation normale Rien, seul le passage au rouge compte
Vert ou blanc Une fonction est active, ce n’est pas un défaut Aucune, c’est une information

Un témoin est une notification, pas un diagnostic : il dit qu’un événement a été enregistré, jamais sa cause exacte. La couleur oriente, le dessin ne donne que l’organe, et c’est la consigne écrite pour ce témoin-là qui donne la conduite à tenir.

Précision

Les pictogrammes reproduits dans cette page sont des représentations : ils désignent le bon témoin, ils ne reproduisent pas le dessin exact de votre tableau de bord, qui varie selon le modèle, la génération et l’équipement. Ce dessin figure dans la notice du véhicule.

Le témoin de température : le bleu est normal, le rouge impose l’arrêt

Premier piège, et il ne vaut que pour la Twingo 3. Sur cette génération, le témoin de température du liquide de refroidissement, celui qui évacue la chaleur du moteur, est un seul et même voyant qui change de couleur.

La notice de 2018 est explicite : « Il s’allume en bleu à la mise sous contact. S’il devient rouge, arrêtez-vous et laissez tourner le moteur au ralenti une ou deux minutes. »

Le bleu n’est donc pas une panne, c’est l’état normal d’un moteur froid. La notice ne dit jamais quand il s’éteint.

Vase d'expansion du circuit de refroidissement dans le compartiment moteur ouvert d'une citadine, une main gantée posée sur le bord de l'aile
Le contrôle du liquide de refroidissement vient après : d’abord s’arrêter, laisser tourner au ralenti une ou deux minutes, puis laisser refroidir.

Sur la Twingo 2, il n’y a pas de phase bleue du tout, et c’est la différence que les listes en ligne effacent. Sa notice de février 2013 décrit un simple témoin d’alerte de température : le mot « bleu » n’apparaît nulle part dans ses deux cent vingt pages.

La consigne y est directe : « S’il s’allume fixe arrêtez-vous et laissez tourner le moteur au ralenti une ou deux minutes. La température doit s’abaisser et le témoin s’éteindre. » Sur cette génération, le témoin allumé est toujours une alerte.

Le témoin de température, un thermomètre au-dessus de deux vagues. Il passe du bleu au rouge sur la Twingo 3 ; sur la Twingo 2, il n’a qu’un seul état.

Le seul événement qui compte, c’est l’allumage de l’alerte : le passage au rouge sur la Twingo 3, l’allumage fixe sur la Twingo 2. Les deux notices demandent alors la même séquence :

  1. S’arrêter.
  2. Laisser tourner le moteur au ralenti une ou deux minutes.
  3. Le laisser refroidir avant de vérifier le liquide de refroidissement.
  4. Faire appel à un Représentant de la marque.

Celle de la Twingo 3 ajoute une consigne absente de l’autre : si le témoin ne repasse pas au bleu, « arrêtez le moteur ».

Une liste unique ne peut donc pas couvrir les deux générations : « ce témoin est toujours une alerte » est exact sur la Twingo 2 et faux sur la Twingo 3. Sur une Twingo 3, bleu vous roulez et rouge vous vous arrêtez ; sur une Twingo 2, le témoin qui s’allume vaut arrêt.

Le témoin d’huile : une pression, pas un niveau à compléter

Deuxième piège, plus lourd de conséquences. Le voyant en forme de burette est un témoin de pression d’huile, pas un témoin de niveau. La différence n’est pas de vocabulaire : un manque de pression et un manque d’huile ne se réparent pas de la même façon, et la pression peut chuter alors que le niveau est correct.

Une main en gant nitrile essuie avec un chiffon la tige de contrôle du niveau d'huile sortie du moteur d'une citadine
La procédure écrite commence par un contrôle du niveau d’huile ; si le niveau est normal, la cause est ailleurs et le véhicule ne repart pas sans diagnostic.
La burette avec une goutte désigne la pression d’huile, un paramètre distinct du niveau que l’on mesure à la jauge.

Les deux notices fixent la même procédure, dans cet ordre :

  1. S’arrêter impérativement.
  2. Couper le contact.
  3. Vérifier le niveau d’huile.
  4. Si le niveau est normal, appeler un Représentant de la marque.

La Twingo 3 l’écrit ainsi : « S’il s’allume sur route, accompagné du témoin [d’arrêt impératif] et d’un signal sonore, arrêtez-vous impérativement et coupez le contact. Vérifiez le niveau d’huile. Si le niveau est normal, cela provient d’une autre cause. »

Le crochet remplace le pictogramme imprimé par Renault. La notice de la Twingo 2 dit la même chose au mot près, sauf qu’elle écrit « un bip sonore » au lieu de « un signal sonore ».

Si le niveau est normal, le problème n’est donc pas l’huile qui manque mais la pression qui ne s’établit pas. Cela relève du garage, pas du bidon dans le coffre.

Un particulier peut faire beaucoup lui-même, à condition de savoir où s’arrêter :

  • vérifier le niveau d’huile fait partie de la procédure écrite ;
  • rouler en espérant qu’un appoint règle un défaut de pression n’y figure nulle part.

Ce voyant demande d’abord de couper le contact, ensuite de contrôler le niveau, et jamais de rouler pour voir si ça passe.

À ne pas faire

Rajouter de l’huile et repartir parce que le voyant en forme de burette s’est allumé. Il signale une pression, et les deux notices écrivent la même suite : arrêt impératif, contact coupé, contrôle du niveau. Si le niveau est normal, la cause est ailleurs et le véhicule ne repart pas sans diagnostic.

Arrêt impératif rouge et alerte orange : le cadre qui commande

Le témoin d’huile ne s’allume pas seul. Il apparaît avec l’un des deux témoins de synthèse, ces pictogrammes qui ne désignent aucun organe mais qui fixent la conduite à tenir. Le comprendre évite de paniquer devant un tableau de bord qui s’allume par grappes.

Une petite citadine grise immobile devant la porte fermée d'un atelier automobile, vue de trois quarts arrière, cour déserte
Arrêt impératif : couper le moteur, ne pas le redémarrer, faire appel au réseau. Le témoin d’alerte, lui, autorise à rejoindre un garage en conduisant avec ménagement.
Le témoin d’arrêt impératif. Renault ne le dessine pas en octogone mais en badge portant le mot STOP.

Le premier est le témoin d’arrêt impératif, que la convention de lecture ci-dessus range dans le rouge, dessiné en badge portant la mention STOP.

Les deux notices lui consacrent le même encadré de sécurité, dans les mêmes mots : il « vous impose, pour votre sécurité, un arrêt impératif et immédiat compatible avec les conditions de circulation. Arrêtez le moteur et ne le redémarrez pas. »

Trois entrées le font apparaître :

  • la pression d’huile ;
  • une baisse dans le circuit de freinage ;
  • un défaut de charge de la batterie.

L’entrée température, elle, ne le mentionne dans aucune des deux notices. Pour la batterie, la consigne tient en deux gestes : s’arrêter, appeler le réseau. Elle ne demande pas de contrôler soi-même le circuit électrique, ni de sortir un chargeur adapté.

Le second est le témoin d’alerte, l’orange de la même grille. Renault ne le dessine pas en triangle avec point d’exclamation mais en clé plate dans un badge, d’où le nom de « voyant clé » sous lequel on le cherche.

La notice de la Twingo 2 l’écrit ainsi : il « nécessite un arrêt au plus tôt chez un Représentant de la marque en conduisant avec ménagement. Le non respect de cette préconisation risque d’entraîner un endommagement du véhicule. »

Celle de la Twingo 3 la reprend mot pour mot, avec un trait d’union à « non-respect ». On ne coupe donc pas le moteur sur-le-champ, on rejoint un garage sans forcer.

Ce témoin porte deux rôles, qu’il ne faut pas confondre :

  • alerte de défaut : rejoindre un garage en conduisant avec ménagement ;
  • alerte d’entretien : autonomie tombée à zéro, vidange sur la Twingo 2, révision sur la Twingo 3.

Le triangle orange, lui, tient ce rôle sur d’autres véhicules, par exemple sur une Alfa Mito. Regardez toujours le témoin de synthèse avant le pictogramme voisin : c’est lui, et non le dessin de l’organe, qui décide si vous roulez ou si vous vous arrêtez.

Les voyants orange de la Twingo : ce qu’ils autorisent

La signification d’un voyant orange sur la Twingo se pose sur les deux générations. Pour le témoin d’alerte, la consigne est celle de Renault citée plus haut. Pour les autres, tout dépend du système concerné.

Portière conducteur d'une citadine grande ouverte dans un atelier, une main gantée désigne le chant de la porte côté serrure
Sur la Twingo 3, la pression prescrite se lit sur le chant de porte conducteur ; la Twingo 2, elle, n’a aucun témoin qui surveille les pressions.
Pictogramme orange Système concerné Ce que la notice prescrit
Moteur stylisé (bloc) Contrôle du système antipollution Fixe : consulter au plus tôt. Clignotant : réduire le régime jusqu’à disparition
Voiture avec traits en zigzag Contrôle dynamique de conduite et antipatinage Clignotant : le système travaille, c’est normal. Avec le témoin d’alerte : systèmes désactivés, consulter
Volant Direction à assistance variable Twingo 2 : s’arrêter et faire appel au réseau. Twingo 3 : consulter au plus tôt
Pneu en coupe avec point d’exclamation (Twingo 3 seule) Perte de pression des pneumatiques Système B, fixe avec le témoin STOP : roue crevée ou fortement sous-gonflée, arrêt impératif et immédiat. Système A, fixe seul : roue dégonflée ou crevée, regonfler puis réinitialiser
Clé plate dans un badge Témoin d’alerte, l’un des deux témoins de synthèse Arrêt au plus tôt chez un Représentant, en conduisant avec ménagement
Cadran de compteur de vitesse Limiteur de vitesse en service Aucune : « Le témoin 6 s’allume en orange » à la mise en service de la fonction, ce n’est pas une anomalie

Le cas le plus fréquent est le voyant moteur orange, cherché sous « voyant moteur twingo 2 » ou « voyant moteur orange twingo 3 ». Les deux notices distinguent, dans les mêmes termes, deux comportements du témoin antipollution :

  • Allumé fixe : « consultez au plus tôt un Représentant de la marque ».
  • Clignotant : « réduisez le régime moteur jusqu’à disparition du clignotement ».

Un moteur qui broute pendant ce clignotement oriente vers des ratés de combustion, mais la notice ne qualifie jamais la panne. On lève le pied, puis on fait relever le code défaut enregistré par le calculateur, l’unité électronique qui pilote l’injection.

Effacer ce code sans le lire ne répare rien : cela supprime la trace, pas la cause.

Le voyant en zigzag, cherché sous « zig zag signification voyant orange twingo », correspond au contrôle dynamique de conduite. Deux affichages, deux sens opposés :

  • Il clignote seul : la fonction entre en service, ce n’est pas une panne.
  • Il s’affiche avec le témoin d’alerte : les systèmes « sont désactivés », il faut consulter.

Le voyant en forme de volant, lui, relève de la direction à assistance variable, dont la consigne a changé entre les deux générations.

Le sous-gonflage : deux dispositifs sur la seule Twingo 3

Le pictogramme de sous-gonflage n’existe que sur la Twingo 3, et la notice y distingue deux dispositifs :

  • Système A : il « détecte une perte de pression dans un des pneumatiques en mesurant la vitesse des roues pendant la conduite ».
  • Système B : « chaque roue (sauf la roue de secours) comporte un capteur dans la valve de gonflage ».

Seul le second fait apparaître le témoin d’arrêt impératif en cas de crevaison. La pression prescrite se lit dans les deux cas sur l’étiquette « située sur le chant de porte conducteur », un principe détaillé dans notre fiche sur la pression des pneus de la Fiat 500.

Quant à la clé orange, aucune notice ne décrit de témoin d’antidémarrage sur la Twingo. Un moteur qui refuse de partir relève d’un autre diagnostic, comme le problème de démarrage du Nissan Juke.

Orange n’est pas une consigne à soi seul : il accompagne aussi la mise en service du limiteur de vitesse, qui ne signale aucune anomalie, et sur deux témoins la notice ordonne au contraire de s’arrêter. Lisez la consigne écrite pour le témoin allumé, pas sa couleur.

Twingo 2, Twingo 3 : ce qui change vraiment d’une génération à l’autre

Une idée circule beaucoup : la Twingo 3, avec son moteur placé à l’arrière, aurait des voyants différents de la Twingo 2. La comparaison des notices donne mieux qu’un oui ou un non.

D’un côté, l’encadré de sécurité des deux témoins de synthèse est identique mot pour mot d’une génération à l’autre. De l’autre, le détail des entrées bouge, y compris sur les témoins conservés :

  • l’huile passe du « bip sonore » au « signal sonore » ;
  • le freinage gagne une phrase sur le frein à main desserré ;
  • l’antipollution ajoute le cas de la veille moteur et change de renvoi ;
  • plusieurs témoins apparaissent, disparaissent ou changent de consigne.

Aucune notice ne rattache ces écarts à l’implantation du moteur.

La différence la plus lourde est celle du témoin de température, traitée plus haut. Vient ensuite la surveillance de la pression des pneumatiques, à laquelle la notice de la Twingo 3 consacre neuf planches.

Celle de la Twingo 2 traite bien les pressions de gonflage, au chapitre 4 comme au chapitre pneumatiques, mais elle ne décrit aucun témoin qui les surveille : le mot « sous-gonflage » ne figure pas dans ses deux cent vingt pages.

Le renommage d’« avertisseur de perte de pression des pneumatiques » en « témoin d’alerte de sous-gonflage des pneumatiques » ne sépare donc pas les générations : il sépare les deux phases de la Twingo 3.

Élément Twingo 2 (notice 02/2013) Twingo 3 (notices 04/2018 et phase 2)
Témoins de synthèse Encadré de sécurité identique mot pour mot Encadré de sécurité identique mot pour mot
Témoin de température Un seul état, allumage fixe, aucune mention du bleu Bleu à la mise sous contact, rouge en alerte
Pression des pneumatiques Aucun témoin dans la notice Perte de pression en phase 1, sous-gonflage en phase 2
Direction à assistance variable « Arrêtez-vous et faites appel à un Représentant de la marque. » « consultez au plus tôt un Représentant de la marque »
Nombre de témoins listés Vingt-trois au chapitre du tableau de bord Trente et un au chapitre de la notice 04/2018, trente-trois à l’index de la phase 2
Particularité Préchauffage : la Twingo 2 existe en gazole Vent latéral, filtre à particules, sortie de voie

Ce que cette comparaison démontre en creux, c’est l’inutilité des listes universelles de voyants, y compris à l’intérieur d’un même modèle. La même question se pose sur d’autres véhicules, comme la Peugeot 208.

Sur la Twingo, ce n’est pas le sens des témoins conservés qui bouge, c’est la liste. La liste exacte comme la conduite à tenir se vérifient sur la notice du modèle.

Ce qui sépare vraiment les deux générations, c’est la phase bleue du témoin de température et un système de surveillance de pression que la Twingo 2 n’a pas.

La Twingo n’affiche pas de message « risque casse moteur »

Dernière correction, et elle tient à une vérification. L’expression « risque casse moteur » n’apparaît dans aucune des deux notices : ni dans les deux cent vingt pages de la Twingo 2, ni dans les deux cent trente-deux de la Twingo 3. Leurs ordinateurs de bord affichent des totalisateurs, des consommations et une autonomie de vidange.

Une nuance mérite d’être posée. Sur les versions gazole de la Twingo 2, la notice documente un message d’alerte, et un seul : « antipollution à contrôler ». Il s’affiche avec le témoin antipollution et le témoin d’alerte, suivi d’une consigne, consulter rapidement un Représentant de la marque.

La notice de la Twingo 3 ne le reprend pas. Elle affiche en revanche trois textes qui ne sont pas des alertes, tous rattachés au limiteur et au régulateur de vitesse :

  • « LIMIT » ;
  • « MEM » ;
  • « CRUISE ».

Deux Renault n’ont pas le même combiné : un contenu générique sur « les voyants Renault » est inapplicable tel quel. La Renault Clio se traite sur sa propre notice, une Citroën C3 avec la sienne.

Si vous lisez qu’une Twingo affiche « risque casse moteur », vous lisez un contenu qui ne vient pas de sa notice : l’information passe par les témoins, le signal sonore et, sur la seule Twingo 2 gazole, par le message « antipollution à contrôler ».

Questions fréquentes sur les voyants de la Twingo

Sur ma Twingo, le voyant de température est bleu : est-ce grave ?

Non, et cela vous apprend que vous conduisez une Twingo 3 : la Twingo 2 n’a pas de phase bleue, sa notice ne prononce jamais ce mot. Sur la Twingo 3, le bleu est l’état normal du témoin de refroidissement moteur froid. La notice n’y voit une alerte qu’au passage au rouge, et ne dit pas quand le bleu s’éteint.

Que faire si le voyant de température de la Twingo devient rouge ?

Arrêtez-vous et laissez le moteur tourner au ralenti une ou deux minutes. La notice attend que la température s’abaisse et que le témoin repasse au bleu sur la Twingo 3, ou s’éteigne sur la Twingo 2. Si le témoin ne repasse pas au bleu, celle de la Twingo 3 ajoute « Sinon arrêtez le moteur », consigne que celle de la Twingo 2 ne porte pas. Les deux finissent de même : laisser refroidir avant de vérifier le liquide de refroidissement, puis faire appel à un Représentant de la marque.

Le voyant d’huile de ma Twingo s’allume : dois-je rajouter de l’huile ?

Pas forcément. C’est un témoin de pression, pas de niveau. Les deux notices donnent la même procédure : s’arrêter impérativement, couper le contact, vérifier le niveau d’huile. Si le niveau est normal, le défaut provient d’une autre cause et relève d’un Représentant de la marque. C’est une affaire de pression, pas un appoint.

La Twingo affiche-t-elle un message « risque casse moteur » ?

Non. Cette expression n’apparaît dans aucune des deux notices. Le seul message d’alerte qu’elles documentent est « antipollution à contrôler », sur les versions gazole de la Twingo 2. La Twingo 3 affiche d’autres textes, mais ce sont des états de fonction : « LIMIT », « MEM » et « CRUISE », pour le limiteur et le régulateur de vitesse. Pour le reste, la Twingo signale les défauts par ses témoins et un signal sonore.

Les voyants de la Twingo 2 et de la Twingo 3 sont-ils différents ?

Oui, plus que ne le disent les listes en ligne. L’encadré de sécurité des deux témoins de synthèse est identique mot pour mot, mais les entrées de l’huile, du freinage et de l’antipollution diffèrent dans le détail d’une notice à l’autre. Surtout, la phase bleue du témoin de température n’existe que sur la Twingo 3, la Twingo 2 n’a aucun témoin de pression des pneumatiques, et sa direction à assistance variable prescrit l’arrêt là où la Twingo 3 demande de consulter au plus tôt.

Que signifie un voyant orange sur une Twingo ?

Le témoin d’alerte demande un arrêt au plus tôt chez un Représentant de la marque, en conduisant avec ménagement : la route reste possible, en allure modérée. Trois réserves. Sur la Twingo 2, la direction à assistance variable prescrit de s’arrêter. Sur la Twingo 3 équipée du système B de surveillance de pression, le témoin de pneumatique accompagné du témoin STOP signale une roue crevée et impose l’arrêt immédiat. Enfin, le témoin orange du limiteur de vitesse ne signale aucune anomalie : il indique que la fonction est en service.

Mon voyant moteur clignote et la Twingo broute : que faire ?

La notice ne donne qu’une consigne pour le clignotement du témoin antipollution : réduire le régime moteur jusqu’à disparition du clignotement, puis consulter au plus tôt un Représentant de la marque. Levez donc le pied. Ensuite, faites relever le code défaut enregistré par le calculateur : c’est la seule information exploitable pour identifier une cause que la notice, elle, ne nomme jamais.

À quoi correspond le voyant en forme de zigzag sur la Twingo ?

Le pictogramme d’une voiture avec des traits en zigzag correspond au contrôle dynamique de conduite, qui gère l’antipatinage et la stabilité. Quand il clignote, la notice indique que la fonction entre en service : c’est normal. Elle décrit ces cas comme des situations « critiques » de conduite, évitement d’un obstacle ou perte d’adhérence dans un virage. C’est l’autre cas qui compte : affiché avec le témoin d’alerte, il signale que les systèmes sont désactivés, et il faut consulter.

À lire aussi

Sources : notice Renault Twingo 2 phase 2, référence NU 952-4, édition 02/2013, disponible en PDF ; notice Renault Twingo 3, référence NU 1035-10, édition 04/2018, également en PDF ; notice Renault Twingo 3 Phase 2, chapitre des témoins lumineux, sur le portail officiel Renault ; portail général des notices pour rechercher par modèle ou immatriculation sur user-manual.renault.com. Notices PDF consultées le 15 août 2026, portail Renault le 14 août 2026. Les pictogrammes reproduits ici sont des représentations normalisées destinées à l’illustration, pas les dessins exacts imprimés par Renault sur le combiné. Les couleurs du tableau de lecture ne sont relevées ni dans ces notices, imprimées en niveaux de gris, ni dans le texte de la norme ISO, payant et non lu ici. Renault n’en écrit noir sur blanc que quatre : le bleu et le rouge du témoin de température, l’orange du limiteur de vitesse, le vert du régulateur. Le reste est une reconstitution par sources concordantes, pas une citation du texte de la norme.