À la une

Voyants du Peugeot 3008 (2017-2019) : lesquels imposent de s’arrêter

Sur un Peugeot 3008, le dessin d'un témoin ne dit pas quoi faire. Le pictogramme de freinage est imprimé deux fois dans la notice : une fois en rouge, où l'arrêt est impératif, une fois en orange, où il est seulement demandé de rouler prudemment. La couleur et l'état d'allumage font la différence.

23 min de lecture Voyants

L’essentiel

  • Six témoins imposent l’arrêt ou l’immobilisation, sur les huit du tableau rouge : STOP, température du liquide de refroidissement, pression d’huile, charge batterie, freinage, et frein de stationnement électrique clignotant. Les deux autres, porte ouverte et ceinture, ne prescrivent rien de tel.
  • Le pictogramme seul ne suffit pas. Celui du freinage est imprimé deux fois dans la même notice, en rouge où l’arrêt est impératif et en orange où il est seulement demandé de rouler prudemment.
  • Le voyant moteur du 3008 n’a que deux états et aucune version rouge. Fixe, l’antipollution est en cause ; clignotant, la notice énonce un risque de destruction du catalyseur.
  • L’AdBlue suit deux barèmes différents selon le moteur. L’alerte clignote sous 600 km sur un 1,6 BlueHDi, sous 100 km sur un 1,5 BlueHDi 130 S&S.
  • Trois témoins allumés ensemble désignent le système SCR : antipollution, Service et autodiagnostic moteur. S’il clignote, il reste jusqu’à 1 100 km avant blocage du démarrage.
  • Peugeot n’écrit jamais le mot « triangle » pour un témoin, mais elle en dessine un. Le témoin STOP est un triangle rouge contenant un point d’exclamation. Il n’existe pas de triangle orange.

Sommaire

  1. Un témoin de 3008 se lit en trois parties, pas en une
  2. Le pictogramme de freinage, imprimé en rouge et en orange
  3. Les témoins rouges : ceux qui imposent l’arrêt
  4. Les témoins orange du 3008, et ce que chacun demande
  5. Le voyant moteur du 3008 : deux états, aucune version rouge
  6. AdBlue : un même témoin, deux barèmes selon le moteur
  7. Quand trois témoins s’allument ensemble : le système SCR
  8. « Triangle orange » : le triangle du 3008 existe, mais il est rouge
  9. Phase 1, phase 2, phase 3 : ce que cette notice couvre
  10. Cinq réflexes qui coûtent cher sur un 3008
  11. Questions fréquentes

Cette page décrit le 3008 de seconde génération, code P84, immatriculé entre le 20 novembre 2017 et le 1er décembre 2019. Peugeot a publié cinq éditions successives de sa notice pour cette seule génération : celle-ci est la première, et un 3008 plus récent relève d’une autre. Les significations et les conduites à tenir sont reprises de la notice d’utilisation publiée par Peugeot, édition 01-17.

Les pictogrammes reproduits ici sont des représentations, pas les dessins exacts du combiné de votre exemplaire. Ils servent le repérage, jamais l’identification.

Un Peugeot 3008 de deuxième génération gris foncé arrêté sur l'accotement d'une route de campagne, feux de détresse allumés, en fin de journée.
Le moment où la question se pose : s’arrêter maintenant, ou continuer et prendre rendez-vous.

Un témoin de 3008 se lit en trois parties, pas en une

La notice du 3008 II ne présente pas une liste de dessins. Elle présente un tableau à quatre colonnes, et ces colonnes sont l’ordre de lecture à respecter.

  • Témoin : le pictogramme et son nom, celui que Peugeot lui donne.
  • État : fixe, clignotant, temporaire, et le témoin qui l’accompagne.
  • Cause : ce que le véhicule a détecté, en une phrase.
  • Actions / Observations : la conduite à tenir, écrite en toutes lettres.

Le point important est la deuxième colonne. Le même dessin peut apparaître deux fois, avec deux états et deux conduites qui n’ont rien de commun.

Certains témoins peuvent présenter les deux types d’allumage : fixe ou clignotant. Seule la mise en relation du type d’allumage avec l’état de fonctionnement du véhicule permet de savoir, si la situation est normale ou s’il s’agit d’une anomalie.

Notice Peugeot 3008 II, édition 01-17, page 11

Trois familles annoncées avant la première liste

Avant d’énumérer quoi que ce soit, la notice range les témoins par fonction. Un témoin allumé n’est donc pas forcément une anomalie.

  • Témoins d’alerte : ils indiquent « l’apparition d’une anomalie nécessitant l’intervention du conducteur ».
  • Témoins de marche : ils confirment « la mise en marche du système correspondant ».
  • Témoins de neutralisation : ils confirment « l’arrêt volontaire du système correspondant ».

Ce que le combiné fait à la mise du contact

Certains témoins s’allument quelques secondes au démarrage et c’est le fonctionnement prévu. La notice pose la règle en deux temps, et c’est le second qui compte.

  • Ces témoins s’allument « pendant quelques secondes à la mise du contact du véhicule ».
  • Dès le démarrage du moteur, « ces mêmes témoins doivent s’éteindre ».
  • En cas de persistance, la notice demande de consulter le témoin concerné avant de rouler.

Un dernier point, souvent ignoré : l’allumage de la plupart des témoins s’accompagne d’un message affiché au combiné. Ce message est l’information la plus précise dont vous disposez sans outillage.

Sur un 3008, le pictogramme désigne l’organe, l’état désigne la gravité, et le message affiché désigne la cause.

Le pictogramme de freinage, imprimé en rouge et en orange

C’est la particularité la plus utile de cette notice, et elle démonte à elle seule les listes universelles. Le témoin de freinage figure dans le tableau des témoins rouges, page 14, et dans celui des témoins orange, page 15.

Gros plan sur un bocal de liquide de frein en plastique translucide monté sur le maître-cylindre, dans un compartiment moteur capot relevé.
Une baisse importante du niveau vient d’une fuite ou de plaquettes en fin de vie : l’appoint précède le contrôle, il ne le remplace pas.

Le même dessin, deux tableaux, deux conduites

Ce que la notice écrit Témoin rouge (page 14) Témoin orange (page 15)
État Fixe Fixe
Cause « La baisse du niveau de liquide de frein dans le circuit de freinage est importante. » « Une défaillance mineure du système de freinage. »
Conduite « L’arrêt est impératif dans les meilleures conditions de sécurité. » « Roulez prudemment. »
Suite Appoint avec un liquide référencé PEUGEOT, puis contrôle du circuit Vérification du système « dès que possible »
Ce que vous devez en faire Vous arrêtez Vous continuez, et vous prenez rendez-vous

Deux causes différentes, deux ordres opposés, un seul dessin. Une liste de voyants qui associe un pictogramme à une signification unique se trompe donc ici une fois sur deux.

Le tableau rouge ajoute un troisième cas, qui n’existe que par association. Le témoin de freinage accompagné du témoin ABS ne signale plus le liquide de frein : il signale que « le répartiteur électronique de freinage (REF) est défaillant ». La conduite reste l’arrêt impératif.

Le geste à ne pas faire

Ne complétez pas le niveau de liquide de frein pour faire disparaître le témoin rouge et reprendre la route. Une baisse importante du niveau vient soit d’une fuite, soit de plaquettes en fin de vie. L’appoint prescrit par Peugeot précède le contrôle du circuit, il ne le remplace pas.

Sur un 3008, la couleur du témoin de freinage n’est pas une nuance de gravité : c’est ce qui distingue un arrêt d’un rendez-vous.

Les témoins rouges : ceux qui imposent l’arrêt

Le tableau rouge occupe les pages 12 à 14. Il regroupe huit témoins, dont six prescrivent l’arrêt ou l’immobilisation du véhicule.

Une cale de roue en caoutchouc noir posée au sol contre le pneu arrière d'un SUV gris, sur un sol de béton.
Frein de stationnement électrique défaillant : terrain plat, rapport engagé ou mode P, et des cales si le serrage lâche.
Témoin Cause écrite par Peugeot Conduite prescrite
STOP Dysfonctionnement grave du moteur, du freinage, de la direction assistée, de la boîte automatique, ou anomalie électrique majeure Arrêt, stationnement, contact coupé, appel au réseau
Température maxi du liquide de refroidissement « La température du circuit de refroidissement est trop élevée. » Arrêt impératif, puis attendre le refroidissement avant tout appoint
Pression d’huile moteur « Le circuit de lubrification du moteur est défaillant. » Arrêt impératif, contact coupé, atelier
Charge batterie Circuit de charge défaillant : cosses, courroie d’alternateur détendue ou sectionnée Immobilisation immédiate dès que la circulation le permet
Freinage Baisse importante du niveau de liquide, ou répartiteur (REF) défaillant avec l’ABS Arrêt impératif
Frein de stationnement électrique, clignotant Le serrage ou le desserrage est défaillant Arrêt impératif, sur terrain plat, rapport engagé ou mode P
Porte(s) ouverte(s) Un ouvrant, porte ou hayon, est mal fermé Fermer l’ouvrant. Aucune immobilisation prescrite
Non-bouclage ou débouclage des ceintures Une ceinture n’est pas bouclée, ou a été débouclée Boucler la ceinture. Aucune immobilisation prescrite

STOP ne s’allume jamais seul, et son ordre est conditionné

Le témoin STOP n’est pas un témoin d’organe. Son état, tel que la notice le décrit, est « fixe, associé à un autre témoin d’alerte, accompagné de l’affichage d’un message et d’un signal sonore ». C’est le témoin qui l’accompagne qui nomme la panne.

Sa conduite mérite d’être lue au mot près, parce qu’elle diffère de celle des autres Peugeot récentes. Peugeot l’écrit en deux phrases, dans cet ordre :

  1. « L’arrêt du véhicule est impératif dès que les conditions de circulation et de sécurité le permettent. »
  2. « Stationnez, coupez le contact et faites appel au réseau PEUGEOT ou à un atelier qualifié. »

Sur le 2008 et le 308, la même consigne est codée par un renvoi numéroté et l’arrêt y est énoncé sans condition. Ici il est subordonné aux conditions de circulation. La différence est réelle, elle est comparée sur la page consacrée à la gamme Peugeot.

Le témoin de charge batterie porte un astérisque

Il est suivi dans la notice de la mention « Selon pays de commercialisation ». Tous les 3008 ne l’affichent donc pas. Quand il est présent, la notice précise trois choses :

  • Il « doit s’éteindre au démarrage du moteur ». S’il reste allumé, l’atelier est requis.
  • Le niveau de charge « nécessite l’immobilisation immédiate du véhicule ».
  • Si le frein de stationnement électrique lâche, engagez une vitesse ou installez les cales.

Les seuils de vitesse du témoin de ceinture sont détaillés sur la page de la gamme Peugeot.

Un témoin rouge sur un 3008 ne se négocie pas : sur huit témoins, six prescrivent l’arrêt ou l’immobilisation.

Les témoins orange du 3008, et ce que chacun demande

C’est le tableau le plus long de la notice, pages 15 à 23. C’est aussi celui qui produit le plus de recherches, et le plus de contresens : plusieurs de ces témoins ne signalent aucune panne.

Les témoins orange les plus recherchés

Témoin Ce qu’il signale Conduite prescrite
Freinage Défaillance mineure du système de freinage Rouler prudemment, vérification dès que possible
Antiblocage des roues (ABS) Système ABS défaillant, freinage classique conservé Allure modérée, atelier « rapidement »
Contrôle dynamique de stabilité (CDS/ASR), clignotant La régulation s’active. Ce n’est pas une panne Aucune
CDS/ASR, fixe Le système est défaillant Faire vérifier
Désactivation des fonctions automatiques du frein de stationnement Serrage et desserrage automatiques désactivés Réactiver les fonctions
Service Anomalie mineure ou majeure sans témoin dédié Lire le message affiché au combiné
Sous-gonflage Pression insuffisante sur une ou plusieurs roues Contrôle de préférence à froid, puis réinitialisation
Airbags, fixe Airbag ou prétensionneur défaillant Faire vérifier
Niveau mini de carburant Environ 6 litres restants au premier allumage Complément impératif
Système d’autodiagnostic moteur Antipollution ou contrôle moteur défaillant Voir la section dédiée
AdBlue et antipollution SCR Réserve d’AdBlue ou défaut du système SCR Voir les deux sections dédiées
Préchauffage Le moteur Diesel préchauffe. Ce n’est pas une panne Attendre l’extinction avant de démarrer

Quatre témoins orange qui ne sont pas des pannes

Ils relèvent de la mise en marche ou de la neutralisation d’un système, pas d’une anomalie. Les confondre avec une alerte est l’erreur la plus courante sur ce modèle.

  • CDS/ASR clignotant : le contrôle de stabilité est en train de corriger une perte d’adhérence.
  • Préchauffage : jusqu’à environ trente secondes « en conditions hivernales sévères ».
  • Stop & Start orange : la fonction a été neutralisée, le moteur ne se coupera plus à l’arrêt.
  • Désactivation des fonctions automatiques du frein de stationnement : le serrage et le desserrage automatiques ont été coupés.

Le témoin Service et la régénération du filtre à particules

Le témoin Service a trois états distincts, et le premier appelle un geste que le conducteur peut faire lui-même. Peugeot cite nommément le début de saturation du filtre à particules, c’est-à-dire l’organe qui piège les suies à l’échappement.

  1. Allumé temporairement : une ou plusieurs anomalies mineures, sans témoin spécifique.
  2. Fixe : une ou plusieurs anomalies majeures. La notice écrit « consultez impérativement ».
  3. Fixe avec la clé d’entretien : échéance de révision dépassée, « uniquement avec les versions Diesel BlueHDi ».

La procédure de régénération est écrite noir sur blanc : « régénérez le filtre en roulant à une vitesse d’au moins 60 km/h, jusqu’à l’extinction du témoin ». C’est l’un des rares cas où la notice autorise le conducteur à traiter la cause.

Le témoin de sous-gonflage, lui, a sa propre logique et son propre piège : le 3008 ne mesure pas la pression en bar. Le détail est sur la page pression des pneus du Peugeot 3008.

Un témoin orange sur un 3008 demande une lecture du message affiché avant tout diagnostic : quatre d’entre eux ne signalent aucune panne.

Le voyant moteur du 3008 : deux états, aucune version rouge

Peugeot ne l’appelle pas « voyant moteur ». Son nom dans la notice est Système d’autodiagnostic moteur, page 19, et il n’a que deux états.

État Cause écrite par Peugeot Actions / Observations
Clignotant « Le système du contrôle moteur est défaillant. » « Risque de destruction du catalyseur. Faites vérifier par le réseau PEUGEOT ou par un atelier qualifié. »
Fixe « Le système d’antipollution est défaillant. » « Le témoin doit s’éteindre au démarrage du moteur. S’il ne s’éteint pas, consultez rapidement le réseau PEUGEOT ou un atelier qualifié. »

Ce que la notice du 3008 n’écrit pas

Trois affirmations circulent sur ce témoin et aucune ne figure dans cette notice. Les relever évite de chercher un témoin qui n’existe pas sur ce modèle.

  • Aucune version rouge du pictogramme moteur. Le 2008 et la 208 en ont une, pas le 3008 II.
  • Aucun troisième état. La « défaillance mineure du moteur » du 2008 est absente ici.
  • Aucun ordre d’arrêt pour le clignotement. Peugeot énonce un risque, pas une immobilisation.

Ce dernier point demande une position, et je la prends : le risque de destruction du catalyseur est une avarie qui se chiffre en centaines d’euros. La notice n’impose pas l’arrêt, mais rien n’oblige à prolonger le trajet ni à solliciter le moteur.

Le comparatif entre modèles Peugeot est traité sur la page voyants de la Peugeot 208, dont le pictogramme moteur compte trois messages.

Sur un 3008 II, le voyant moteur n’a que deux visages, et le clignotement est le seul qui mette une pièce en danger.

AdBlue : un même témoin, deux barèmes selon le moteur

Le témoin AdBlue apparaît deux fois dans cette notice, pages 20 et 21, avec des seuils différents selon la motorisation. L’AdBlue est la solution d’urée injectée à l’échappement pour traiter les oxydes d’azote.

La trappe de remplissage ouverte d'un SUV gris : le goulot de carburant à bouchon noir, et à côté le goulot plus petit fermé par un bouchon bleu.
Le barème d’alerte dépend de la motorisation, pas de l’année : cinq litres au minimum quand le réservoir est vide.

Comparatif des deux barèmes AdBlue

Seuil 1,6 BlueHDi et 2,0 BlueHDi 150 S&S 1,5 BlueHDi 130 S&S et 2,0 BlueHDi 180 S&S
Première alerte Fixe dès la mise du contact Allumé 30 secondes à chaque démarrage
Autonomie à la première alerte Entre 2 400 et 600 km Entre 2 400 et 800 km
Alerte intermédiaire Aucune Fixe, entre 800 et 100 km
Clignotement Sous 600 km Sous 100 km
Appoint possible Non chiffré Jusqu’à 10 litres
Réservoir vide Démarrage empêché. Minimum 5 litres à verser pour repartir

L’écart est considérable. Sur un 1,6 BlueHDi, le clignotement arrive à 600 km de réserve. Sur un 1,5 BlueHDi 130 S&S, il arrive à 100 km. Un conducteur qui applique le barème de l’un à l’autre se trompe de cinq cents kilomètres.

Les trois chiffres à retenir sur l’AdBlue

  • 5 litres : la quantité minimale à verser quand le réservoir est vide et le démarrage bloqué.
  • 10 litres : le maximum indiqué pour un appoint, sur le second barème.
  • Zéro tolérance : le blocage vient d’un « dispositif d’antidémarrage réglementaire », pas d’une sécurité constructeur.

À retenir

Le barème AdBlue de votre 3008 dépend de son moteur, pas de son année. Le repère P.3 de la carte grise ne suffit pas : il ne porte que le carburant, GO sur tout Diesel. C’est la cylindrée du repère P.1 qui sépare le 1,5 BlueHDi (1 499 cm³) du 1,6 (1 560 cm³).

Sur l’AdBlue, un chiffre lu sur un forum ne vaut rien sans le nom du moteur qui va avec.

Quand trois témoins s’allument ensemble : le système SCR

C’est la réponse à une question fréquente : le voyant AdBlue et le voyant moteur allumés en même temps. Sur un 3008 Diesel BlueHDi, ce n’est pas une coïncidence, c’est un cas décrit page 22.

Le témoin concerné s’appelle Système d’antipollution SCR. La notice précise qu’il s’allume « associé aux témoins de Service et d’autodiagnostic moteur », avec un signal sonore et un message. Trois pictogrammes pour un seul défaut.

La séquence, du premier allumage au blocage

  1. Fixe dès la mise du contact : un dysfonctionnement du système SCR a été détecté. L’alerte disparaît si les émissions redeviennent conformes.
  2. Clignotant : le défaut est confirmé. Il reste « jusqu’à 1 100 km avant le déclenchement du dispositif d’antidémarrage du moteur ».
  3. Clignotant après dépassement : la limite de roulage est franchie, le redémarrage est empêché.

Ces 1 100 km ne valent que pour l’état clignotant. Fixe, le témoin n’ouvre aucun compte à rebours : l’alerte disparaît si les émissions redeviennent conformes.

Une précision qui évite un mauvais diagnostic : le témoin d’autodiagnostic moteur allumé seul ne désigne pas le SCR. C’est l’association des trois qui le désigne.

Trois témoins allumés ensemble sur un 3008 BlueHDi valent un seul défaut, et il porte un compte à rebours.

« Triangle orange » : le triangle du 3008 existe, mais il est rouge

Beaucoup de recherches décrivent un triangle orange, parfois avec un point d’exclamation, sur le combiné d’un 3008. Il faut séparer deux choses que ces recherches confondent : le mot, et le dessin.

Un triangle de présignalisation rouge déplié et dressé sur ses trois pieds au milieu d'un coffre de SUV, à côté de son boîtier de rangement noir ouvert.
Les quatorze occurrences du mot « triangle » dans la notice désignent toutes cet accessoire, et jamais un témoin.

Le mot, d’abord. Cherché dans les 360 pages, il ne sert jamais à nommer un témoin.

  • « Point d’exclamation » : zéro occurrence dans toute la notice.
  • « Triangle » : quatorze occurrences, toutes consacrées au triangle de présignalisation, l’accessoire rangé dans le coffre.

Le dessin, ensuite, et c’est là que les listes universelles se trompent. Peugeot imprime bel et bien un triangle à point d’exclamation dans son tableau des témoins : c’est le témoin STOP, page 12, dessiné sous le mot STOP. Il est rouge, jamais orange, et il figure deux fois sur cette seule page, puisque le témoin de température maxi s’affiche avec lui.

Un triangle rouge et un triangle orange ne racontent pas la même histoire

  • Triangle rouge à point d’exclamation : c’est le STOP, associé à un autre témoin qui nomme la panne. L’arrêt est impératif.
  • Triangle orange : il n’en existe aucun dans cette notice. Ce que vous voyez est un autre dessin.
  • Service, souvent pris pour lui, est une clé plate orange, page 16.
  • Sous-gonflage, l’autre confusion courante, est une coupe de pneu contenant un point d’exclamation, page 17.
  • Le message affiché reste ce qui nomme l’anomalie, plus sûrement que la forme du dessin.

D’autres marques, elles, allument bien un triangle orange. Deux pages du site traitent ce cas : l’Alfa MiTo et la Ford C-Max.

Sur un 3008, un triangle allumé est rouge et impose l’arrêt : si le vôtre est orange, ce n’est pas un triangle.

Phase 1, phase 2, phase 3 : ce que cette notice couvre

Le mot « phase » est un vocabulaire de marché, pas de constructeur. Peugeot classe ses notices par édition, et chaque édition couvre une plage de dates de première mise en circulation.

Fiche d’identité de la notice utilisée ici

Caractéristique Détail
Modèle Peugeot 3008 de seconde génération, code interne P84
Édition ed01-17
Période couverte Du 20 novembre 2017 au 1er décembre 2019
Volume 360 pages, chapitre « Instruments de bord »
Format des témoins Tableau à quatre colonnes, conduite écrite en toutes lettres
Familles de couleur Quatre : rouge, orange, verte, bleue
Motorisations décrites Essence 1,2 PureTech et 1,6 THP, Diesel 1,5, 1,6 et 2,0 BlueHDi

Les cinq éditions du 3008 II, et celle qui vous concerne

Le portail Peugeot en publie cinq pour cette seule génération. Chacune s’ouvre à une date de première mise en circulation et court jusqu’à celle qui la suit. C’est le seul critère de choix.

Édition Véhicules immatriculés Traitée ici
ed01-17 Du 20/11/2017 au 01/12/2019 Oui, c’est cette page
ed01-19 À partir du 02/12/2019 Non
ed01-20 À partir du 01/10/2020 Non
ed01-22 À partir du 04/07/2022 Non
ed01-23 À partir du 03/10/2023 Non

L’écart entre la première et la dernière n’est pas cosmétique. La notice de 2023 fait 320 pages quand celle-ci en fait 360, ses tableaux de témoins n’ouvrent pas aux mêmes pages, et surtout elle mentionne les versions hybrides rechargeables près de cent fois, là où l’édition 2017 les ignore complètement.

  • Les 3008 immatriculés avant le 20 novembre 2017 relèvent d’une édition antérieure, non consultée.
  • Les 3008 hybrides rechargeables ne sont pas traités ici : cette édition n’en dit pas un mot. Leurs témoins figurent dans l’édition ed01-23, à télécharger sur le portail.
  • Un « 3008 phase 3 » n’existe pas dans la nomenclature Peugeot. Ce que le marché appelle ainsi relève des éditions ed01-22 ou ed01-23 selon la date d’immatriculation.
  • Le 3008 de troisième génération a sa propre notice et n’est pas traité ici.

La bonne édition se choisit sur la date de première mise en circulation, portée au repère B du certificat d’immatriculation. Le portail Peugeot la demande explicitement avant d’afficher un document.

Ce que cette page décrit vaut pour un 3008 II immatriculé entre fin 2017 et fin 2019, et pour lui seul.

Cinq réflexes qui coûtent cher sur un 3008

Ce sont les cinq comportements que la notice contredit le plus directement. Chacun se corrige par un geste simple.

L’erreur : chercher la signification d’un pictogramme sans regarder son état d’allumage.
Le bon réflexe : noter d’abord si le témoin est fixe ou clignotant, puis lire la ligne correspondante.

L’erreur : ignorer le message affiché au combiné et se fier au dessin seul.
Le bon réflexe : relever le message mot pour mot. C’est la seule information précise disponible sans valise de diagnostic.

L’erreur : appliquer un seuil d’autonomie AdBlue trouvé en ligne sans vérifier le moteur.
Le bon réflexe : identifier la motorisation, puis lire le barème correspondant dans la notice de son exemplaire.

L’erreur : faire effacer un code défaut pour éteindre le témoin avant un contrôle technique.
Le bon réflexe : faire diagnostiquer la cause. L’effacement supprime la trace, pas le défaut, et le témoin revient.

L’erreur : compléter le liquide de frein pour faire disparaître le témoin rouge et reprendre la route.
Le bon réflexe : s’arrêter, faire l’appoint avec un liquide référencé, puis faire contrôler le circuit comme la notice le prescrit.

L’erreur fondamentale les résume toutes : traiter le témoin comme le problème. Le témoin est une notification, le problème est le code défaut enregistré par le calculateur, c’est-à-dire l’unité électronique qui pilote le moteur.

Les cinq erreurs se corrigent avec la même information : l’état d’allumage et le message affiché, que la notice imprime en face de chaque témoin.

Questions fréquentes

Que signifie un voyant orange sur un Peugeot 3008 ?

Le tableau orange de la notice s’étend des pages 15 à 23 et compte plus de quinze témoins, dont plusieurs ne signalent aucune panne. Le CDS/ASR clignotant indique que le contrôle de stabilité corrige une perte d’adhérence, le préchauffage indique que le moteur Diesel chauffe, le Stop & Start orange indique que la fonction a été neutralisée. Pour les autres, la conduite prescrite va de « roulez prudemment » à un rendez-vous rapide en atelier. Le message affiché au combiné tranche.

Le voyant moteur de mon 3008 est allumé, puis-je rouler ?

Cela dépend de son état. Fixe, la notice indique que le système d’antipollution est défaillant et demande de consulter rapidement le réseau PEUGEOT ou un atelier qualifié. Clignotant, elle énonce un risque de destruction du catalyseur et demande de faire vérifier le véhicule. Peugeot n’impose l’arrêt dans aucun des deux cas sur ce modèle, contrairement à ce que prescrivent d’autres constructeurs. Le risque énoncé suffit à ne pas prolonger le trajet ni à solliciter le moteur.

Pourquoi le voyant AdBlue et le voyant moteur s’allument-ils ensemble sur mon 3008 ?

Parce qu’il ne s’agit pas de deux défauts mais d’un seul. Sur les versions Diesel BlueHDi, le témoin de système d’antipollution SCR s’allume, selon la notice, « associé aux témoins de Service et d’autodiagnostic moteur », avec un signal sonore et un message. Trois pictogrammes désignent donc un unique dysfonctionnement du système de traitement des oxydes d’azote. S’il clignote, il reste jusqu’à 1 100 km avant que le dispositif d’antidémarrage n’empêche le redémarrage.

Quel est le voyant triangle orange avec un point d’exclamation sur un 3008 ?

Il n’en existe pas en orange, mais il en existe un en rouge. Peugeot imprime un triangle contenant un point d’exclamation dans son tableau des témoins, page 12 : c’est le témoin STOP, qui s’allume associé à un autre témoin nommant la panne, et qui impose l’arrêt. La notice n’emploie jamais le mot pour le désigner, ses quatorze occurrences de « triangle » visent toutes l’accessoire de présignalisation du coffre. Si votre triangle est orange, c’est un autre dessin : le témoin Service est une clé plate, celui de sous-gonflage une coupe de pneu à point d’exclamation.

Combien de litres reste-t-il quand le voyant de carburant s’allume sur un 3008 ?

Environ 6 litres au premier allumage, pour une capacité de réservoir d’environ 53 litres, deux chiffres que la notice donne page 19. Le témoin se rallume à chaque mise du contact tant que le complément n’est pas fait, avec un message et un signal sonore dont la cadence croît à mesure que le niveau baisse. Peugeot ajoute un avertissement rarement repris : rouler jusqu’à la panne sèche peut endommager les systèmes d’antipollution et d’injection.

Mon 3008 est un phase 2, cette page s’applique-t-elle ?

Le mot « phase » n’existe pas dans le vocabulaire de Peugeot, qui classe ses notices par édition et par date de première mise en circulation. Il en existe cinq pour le seul 3008 II : ed01-17, ed01-19, ed01-20, ed01-22 et ed01-23. Celle utilisée ici est la première, elle couvre les véhicules immatriculés du 20 novembre 2017 au 1er décembre 2019. Si la date portée au repère B de votre carte grise sort de cette plage, une autre édition s’applique et certains témoins diffèrent réellement.

Quels témoins imposent l’arrêt immédiat sur un Peugeot 3008 ?

Cinq des huit témoins du tableau rouge prescrivent l’arrêt : le témoin STOP, la température maxi du liquide de refroidissement, la pression d’huile moteur, le témoin de freinage et le frein de stationnement électrique clignotant. Le sixième, la charge batterie, demande une immobilisation immédiate dès que la circulation le permet. La formulation exacte du STOP est conditionnée : l’arrêt est impératif « dès que les conditions de circulation et de sécurité le permettent », ce qui n’autorise pas à poursuivre le trajet.

Un voyant qui s’allume au démarrage puis s’éteint est-il normal ?

Oui, et la notice le décrit explicitement page 11. Certains témoins d’alerte s’allument au combiné pendant quelques secondes à la mise du contact, puis doivent s’éteindre dès le démarrage du moteur. C’est le cas du témoin de charge batterie et de celui des airbags. La règle utile est l’autre moitié de la phrase : en cas de persistance après le démarrage, Peugeot demande de consulter le témoin concerné avant de rouler.

À lire aussi

Poursuivre la lecture

Laurent