Combien de temps dure un 1.2 PureTech, et ce que Stellantis prend en charge

Aucun document officiel ne donne de durée de vie au 1.2 PureTech. Stellantis reconnaît en revanche deux défauts, la courroie de distribution et la consommation d'huile, et en prend en charge les coûts jusqu'à 10 ans ou 180 000 km, sous conditions et selon la date de production du moteur.

19 min de lecture Entretien

Le web répète des kilométrages. Le constructeur écrit autre chose : deux défauts nommés, des périodes de production, une prise en charge sous conditions et des rappels officiels. C’est cette lecture qui dit si votre voiture est concernée, et ce que vous pouvez faire maintenant.

L’essentiel

  • Aucune durée de vie officielle n’existe pour le 1.2 PureTech. Le « 10 ans ou 180 000 km » est un plafond de prise en charge des coûts, sous conditions et selon la date de production, pas une durée de vie.
  • Stellantis reconnaît deux défauts : courroie de distribution dégradée prématurément et surconsommation d’huile, sur des périodes de production datées.
  • Une réparation déjà payée s’indemnise sous conditions : incident de 2022 à 2024, entretien suivi et prouvé, diagnostic et réparation en réseau agréé Stellantis.
  • Cinq rappels officiels de la pompe à vide sont à vérifier ; deux nomment un turbo essence de 1,2 litre, sur des véhicules fabriqués de mars 2013 à avril 2017, avec une assistance de freinage réduite ou perdue.
  • Votre voiture se vérifie pas à pas : famille de moteur, date de production, puis VIN saisi sur la page de rappels du constructeur.

Sommaire

  1. Combien de temps dure un 1.2 PureTech ?
  2. Deux moteurs sous le même nom : atmosphérique et turbo
  3. Les deux défauts que Stellantis reconnaît, période par période
  4. La prise en charge jusqu’à 10 ans ou 180 000 km
  5. Les réparations déjà payées : la plateforme d’indemnisation
  6. Les cinq rappels officiels de la pompe à vide
  7. Courroie et huile : ce qu’écrivent les documents du constructeur
  8. Ce que le tableau de bord peut montrer
  9. Vérifier si votre voiture est concernée, pas à pas
  10. Cinq erreurs qui coûtent la prise en charge ou l’indemnisation
  11. Questions fréquentes
  12. À lire aussi
Un Citroën C3 Aircross blanc aux barres de toit et coques de rétroviseurs orange, vu de trois quarts avant, garé seul sur un parking de sable derrière une dune, face à l'océan en fin de journée.
Pour votre voiture, la réponse utile tient en trois questions : quelle famille de moteur, atmosphérique ou turbo, quelle période de production, quel entretien tenu.

Combien de temps dure un 1.2 PureTech ?

Ni Stellantis, ni Peugeot, ni les notices ne chiffrent la longévité de ce moteur, en kilomètres comme en années. La notice de la Citroën C3 parle de la durée de vie du moteur pour une seule consigne : n’utiliser que les lubrifiants recommandés. Sans chiffre.

Les kilométrages de durée de vie qui circulent d’un site à l’autre ont donc tous la même source officielle : aucune.

Le chiffre que l’on retient souvent, « 10 ans ou 180 000 km », mesure autre chose :

  • c’est un plafond de prise en charge des coûts, pièces et main-d’œuvre, décrit par Peugeot ;
  • il s’applique selon la date de production du véhicule et sous réserve du respect du plan d’entretien ;
  • il court depuis le début de la garantie constructeur initiale, au premier des deux termes échus.

Un moteur qui dépasse 180 000 km ne sort pas de sa durée de vie : il sort de la prise en charge. Pour votre voiture, la réponse utile tient en trois questions : quelle famille de moteur, quelle période de production, quel entretien tenu.

Une durée de vie officielle n’existe pas ; une prise en charge datée et conditionnée, si.

Deux moteurs sous le même nom : atmosphérique et turbo

« 1.2 PureTech » recouvre deux familles que les conditions de Stellantis traitent séparément : l’atmosphérique, c’est-à-dire sans turbocompresseur, et le turbo. Stellantis désigne ces générations précédentes, 1.0 et 1.2, sous le nom EB.

Versions et codes moteur de la notice 208 II

Version Code moteur (notice 208 II, éd. 01-23) Famille (notre lecture)
1.2 PureTech 75 EB2FAMD, EB2FAD atmosphérique
1.2 PureTech 100 S&S EB2ADTD turbo
1.2 PureTech 130 EB2ADTSM, EB2ADTS turbo
HYBRID 100 e-DCS6, moteur PureTech 100 EB2LTEDH2 turbo (notre lecture)
HYBRID 136 e-DCS6, moteur PureTech 136 EB2L TDH2 turbo (notre lecture)

La notice n’écrit ni « atmosphérique » ni « turbo » : elle donne la puissance et le code, et la famille de la dernière colonne est notre lecture. D’autres puissances vendues sous ce nom n’y figurent pas, comme les 82 et 110 ch de la notice 208 I (éd. 01-18) : nous lisons le premier comme un atmosphérique, le second comme un turbo, sans qu’aucun texte du constructeur l’écrive.

Pour savoir lequel équipe votre voiture, trois documents :

  • le certificat d’immatriculation, qui détaille les caractéristiques du moteur selon la notice ;
  • la documentation commerciale du véhicule, que la notice cite au même endroit ;
  • le tableau des motorisations de la notice de votre modèle, qui associe puissance et code.

Relevez la famille avant toute autre question : les dates retenues pour la courroie en dépendent.

Les deux défauts que Stellantis reconnaît, période par période

Les conditions publiées par Stellantis le 11 mai 2026 nomment deux défauts : une consommation d’huile excessive et une dégradation prématurée de la courroie de distribution, la courroie qui synchronise vilebrequin et arbres à cames. La cause de la surconsommation varie selon la génération Euro 6.2, étape de la norme antipollution européenne.

Défauts reconnus et périodes de production retenues

Défaut Moteur et période de production Cause écrite
Courroie de distribution 1.0 / 1.2 PureTech atmosphérique, produit de juin 2012 à juin 2022 dégradation prématurée de la courroie
Courroie de distribution 1.2 PureTech turbo, produit d’avril 2014 à décembre 2025 dégradation prématurée de la courroie
Surconsommation d’huile 1.2 PureTech avant Euro 6.2, d’avril 2014 à juillet 2018 (pour l’Europe) segmentation des pistons, les anneaux d’étanchéité entre piston et cylindre
Surconsommation d’huile 1.2 PureTech Euro 6.2 et au-delà, de février 2018 à décembre 2025 séparateur d’huile

Ces périodes sont celles que les conditions retiennent pour l’indemnisation. La page de Peugeot applique sa couverture spéciale « selon leur date de production », sans reproduire la liste.

Un point reste ouvert dans le même document, pour la surconsommation d’huile, avant comme après Euro 6.2 :

  • la page France écrit « d’un moteur 1.2 PureTech avant EURO 6.2 » puis « d’un moteur 1.2 PureTech EURO 6,2 et au-delà », sans le mot turbo ;
  • la page internationale écrit « with 1.2 PureTech turbo engine » dans les deux cas, soit un moteur turbo, et fait de la courroie la cause d’un problème de pression d’huile.

Pour un atmosphérique produit dans l’une de ces deux périodes, la question de l’huile se pose donc au réseau agréé, les deux versions en main.

Le défaut reconnu dépend de la famille et de la date de production, jamais du seul nom PureTech.

La prise en charge jusqu’à 10 ans ou 180 000 km

La page « Moteurs PureTech, nos solutions » de Peugeot décrit une couverture spéciale pour certains moteurs touchés par l’un des deux défauts :

  • 100 % des coûts, pièces et main-d’œuvre ;
  • jusqu’à 10 ans ou 180 000 km, au premier des deux termes échus ;
  • à partir du début de la garantie constructeur initiale, en général la date de première immatriculation selon Stellantis ;
  • selon la date de production du véhicule, et sous réserve du respect du plan d’entretien.

Le plafond a porté deux chiffres, à deux dates :

  • 16 janvier 2025 : un communiqué de Stellantis décrit l’extension de mars 2024 jusqu’à 10 ans ou 175 000 km, sous certaines conditions ;
  • 7 mai 2025 : le communiqué suivant de Stellantis écrit 10 ans ou 180 000 km, sous certaines conditions, chiffre que porte aussi sa page de réclamation en mai 2025.

Le certificat Check+ pour une voiture d’occasion

Peugeot présente le certificat Check+ comme le document qui confirme la couverture spéciale, pour les clients qui ont suivi le plan d’entretien préconisé. Selon le communiqué du 7 mai 2025, il compte 100 points de contrôle, courroie de distribution comprise, sur les occasions vendues par Spoticar et le réseau agréé.

Sans justificatif d’entretien, un contrôle reste possible pour l’obtenir, moyennant une participation financière réduite.

Le chiffre à retenir n’est pas 180 000 : c’est la date de production, puis le carnet.

Les réparations déjà payées : la plateforme d’indemnisation

Une réparation de courroie ou de surconsommation d’huile déjà réglée se réclame sur la plateforme de Stellantis, stellantis-support.com. Le communiqué du 16 janvier 2025 couvrait les dépenses du 1er janvier 2022 au 18 mars 2024 ; celui du 7 mai 2025 porte la fin au 31 décembre 2024, comme les conditions de 2026.

Une chemise cartonnée fermée par un élastique, posée sur un classeur noir sur le bureau en bois d'un bureau vitré, l'atelier flou derrière la vitre.
Une réparation déjà payée se réclame sur pièces : facture au nom du propriétaire, trois dernières factures d’entretien détaillées ou carnet tamponné.

Votre dossier entre dans les critères si

  • l’incident date du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024, sur un moteur et une période du tableau des défauts ;
  • le véhicule est couvert par l’extension de garantie de 10 ans / 180 000 km ;
  • l’entretien a suivi les recommandations du constructeur, « planning & huile principalement », chez tout professionnel de l’automobile ;
  • vous produisez les trois dernières factures détaillées, ou la copie du carnet tamponné par un réparateur du réseau Stellantis ;
  • le retard d’entretien ne dépasse pas 3 mois / 3 000 km ;
  • diagnostic et réparation ont été faits par un réparateur du réseau agréé Stellantis.

Le dossier à préparer

  • une pièce d’identité et le VIN du véhicule ;
  • le certificat d’immatriculation ; s’il n’est pas à votre nom, une copie du livret de famille est acceptée ;
  • la facture de la réparation liée à l’incident, au nom du client ;
  • les trois dernières factures d’entretien, ou le carnet tamponné.

Il faut être propriétaire du véhicule. Une réclamation porte sur un seul VIN, un dossier sur un seul incident ; un VIN peut compter plusieurs dossiers. Une indemnisation partielle pour surconsommation d’huile, sur un incident du 1er janvier 2022 au 18 mars 2024, permet de demander le complément jusqu’à 100 %.

Le dossier se gagne sur pièces : une facture manquante suffit à le fermer.

Les cinq rappels officiels de la pompe à vide

La pompe à vide produit la dépression qui alimente l’assistance de freinage. Cinq fiches RappelConso, le site public des rappels de produits, la concernent sur les modèles ci-dessous ; d’autres visent les Peugeot iOn et Citroën C-Zero, ou d’autres marques.

Un mécanicien aux cheveux blancs, en veste de travail et gants noirs, examine une pompe à vide déposée qu'il tient à deux mains dans un atelier.
La pompe à vide produit la dépression de l’assistance de freinage : c’est elle que visent les cinq rappels, et un rappel se vérifie par le VIN.

Rappels de la pompe à vide, fiche par fiche

Fiche et date Marques et modèles Période indiquée par la fiche
48836, 20/11/2020 Peugeot 208, 308, 2008, 3008, 5008, Partner ; turbo essence 1,2 litre mars 2013 à avril 2017
48835, 20/11/2020 Citroën et DS : Berlingo, C3, C3 Picasso, C4, C4 Cactus, C4 Picasso, DS3, DS4 ; turbo essence 1,2 litre mars 2013 à avril 2017
48607, 09/06/2022 Citroën : C3 Picasso, C4, DS4, DS3 ; motorisation non précisée de juillet 2014 à mars 2017 selon le modèle (DS3 : mars 2016 à mars 2017)
48204, 16/06/2023 Peugeot 2008, 208, 3008, 308, 5008, Partner ; Opel Grandland X, Crossland X ; motorisation non précisée Peugeot : 03/04/2017 au 11/12/2020 ; Opel : 12/04/2017 au 28/08/2018
48203, 16/06/2023 Citroën et DS : Berlingo, C3, C3 Aircross, C4, C4 Cactus, C4 Picasso, DS3 ; motorisation non précisée 07/02/2017 au 13/11/2019

Les deux fiches de 2020 nomment le moteur : la fiche RappelConso 48836 vise des véhicules « équipés d’un turbomoteur essence de 1,2 litre », la 48835 de même. Motif : l’abrasion de matériau de la courroie peut endommager la pompe à vide, et l’assistance de freinage être réduite ou perdue.

Les trois autres ne précisent pas la motorisation. Seule la 48607 cite la courroie, ce qui la rapproche du 1.2 PureTech par déduction ; les 48204 et 48203 ne citent ni moteur ni courroie :

  • 48607 : pompe à vide pouvant être endommagée par des matériaux issus de la corrosion chimique de la courroie, associée à une huile dégradée ;
  • 48204 : lubrification insuffisante de la pompe à vide, avec une rupture possible pouvant réduire l’assistance de freinage ;
  • 48203 : la même lubrification insuffisante, avec un risque de rupture.

Les fiches 48836 et 48204 prescrivent de « contacter le concessionnaire », sans décrire l’intervention. Chez Peugeot, on vérifie par VIN sur la page des campagnes de rappel, et ces interventions sont gratuites.

Un rappel se vérifie par le VIN, pas par le nom du modèle.

Courroie et huile : ce qu’écrivent les documents du constructeur

La courroie : l’intervalle du carnet de votre véhicule

Les notices 208, 308, 2008 et 3008 (éditions 01-23) posent la même règle : un kit de distribution défectueux peut mettre le moteur hors d’usage, et son remplacement suit la préconisation en kilomètres ou en temps, « au premier des deux termes atteint ». Peugeot renvoie l’intervalle au carnet d’entretien du véhicule.

Un kit de distribution neuf, courroie crantée et trois galets, posé à plat sur un établi métallique d'atelier.
Le kit de distribution se remplace à l’intervalle du carnet de votre véhicule, en kilomètres ou en temps, au premier des deux termes atteint.

Ni les notices ni la page de Peugeot ne chiffrent cet intervalle pour le 1.2 PureTech. Le chiffre qui compte est celui du carnet de votre voiture, pas celui d’une autre version.

L’huile : celle du plan d’entretien

La notice 208 II renvoie l’huile au plan d’entretien fourni avec le véhicule. Celle de la Citroën C3 donne un tableau par code moteur, qui ne vaut que pour ces codes :

Huile moteur par code, notice Citroën C3 éd. 06-26

Code moteur et libellé de la notice Viscosité SAE Spécification
EB2LTED (« Turbo 100 ch »), EB2LTEDH2 (« Hybride 110 ch ») 0W-20 01/955535
EB2FAMK (« Essence 82 »), EB2FAMKd (« Essence 72 ») 5W-30 03/955535

La notice 208 II ajoute quatre consignes :

  • des appoints entre deux révisions sont normaux ;
  • un contrôle, avec appoint si nécessaire, est préconisé tous les 5 000 km ;
  • jamais d’additif dans l’huile moteur ;
  • une huile non recommandée peut entraîner la perte de la garantie contractuelle en cas de défaillance du moteur.

Courroie et huile se lisent dans le carnet du véhicule, et c’est ce que les conditions de Stellantis examinent en priorité.

Ce que le tableau de bord peut montrer

Un témoin ne désigne pas un défaut PureTech : il signale un état du moteur. Sur une 208 II, la notice (éd. 01-23) en décrit plusieurs ; la lecture complète est sur la page des témoins de la Peugeot 208.

Pression d’huile moteur, allumé fixe

Pour la notice, le circuit de lubrification du moteur est alors défaillant. La consigne a deux temps. Renvoi (1) : « L’arrêt du véhicule est impératif », voiture garée en sécurité, contact coupé. Renvoi (2) : appel au réseau Peugeot ou à un atelier qualifié.

  • Autodiagnostic moteur, fixe : une défaillance majeure du moteur est détectée ; même consigne, (1) puis (2).
  • « OIL » ou « Niveau d’huile incorrect », selon le combiné, avec témoin de service et signal sonore : si la jauge manuelle confirme le manque, compléter impérativement le niveau.
  • « OIL_ _ » ou « Mesure niveau d’huile invalide » : la jauge électrique est défaillante, le niveau n’est plus surveillé : le contrôler à la jauge manuelle et consulter le réseau Peugeot ou un atelier qualifié.
  • Une mesure ne vaut que sur sol horizontal, moteur arrêté depuis plus de 30 minutes.

Pour un autre modèle, la consigne se relève dans sa notice : 308, 2008, 3008, Citroën C3, Opel Corsa ou gamme Peugeot. Un message écrit se lit à part, comme celui du défaut moteur à faire réparer.

Sur une 208 II, un témoin de pression d’huile ne se discute pas : arrêt, puis réseau.

Vérifier si votre voiture est concernée, pas à pas

  1. Relevez la motorisation : caractéristiques du moteur sur le certificat d’immatriculation, code dans la notice, puis famille atmosphérique ou turbo.
  2. Situez les dates : la première immatriculation fixe en général le départ des 10 ans ; la date de production décide si le moteur entre dans les périodes retenues.
  3. Relevez le VIN, le numéro d’identification du véhicule : inscrit sur la carte grise, gravé sur le châssis sous le capot, visible sur la planche de bord. Chez Peugeot, 17 caractères commençant par VF3 ou VR3.
  4. Saisissez-le sur la page des campagnes de rappel ; chez Peugeot, un rappel se traite gratuitement chez le réparateur agréé.
  5. Lisez la fiche RappelConso de votre modèle et la période qu’elle indique.
  6. Si une réparation a déjà été payée pour un incident survenu entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2024, rassemblez factures et carnet, puis déposez le dossier sur la plateforme.

Je poserais la question de la date de production au réseau agréé, VIN en main : c’est elle qui décide si le moteur entre dans les périodes couvertes.

Un VIN et une carte grise, présentés au réseau agréé, suffisent à sortir des suppositions.

Cinq erreurs qui coûtent la prise en charge ou l’indemnisation

L’erreur : faire l’appoint avec une huile prise au hasard.
Le bon réflexe : relire la fiche du plan d’entretien. La notice 208 II prévient qu’une huile non recommandée peut coûter la garantie contractuelle en cas de défaillance du moteur.

L’erreur : repousser les révisions au-delà de la tolérance.
Le bon réflexe : tenir le planning. Pour l’indemnisation, Stellantis accepte un retard de 3 mois / 3 000 km au maximum.

L’erreur : jeter les factures d’entretien.
Le bon réflexe : garder les trois dernières factures détaillées, ou faire tamponner le carnet par un réparateur du réseau Stellantis.

L’erreur : faire diagnostiquer et réparer la panne hors réseau agréé.
Le bon réflexe : passer par un réparateur agréé Stellantis ; les conditions d’indemnisation l’exigent pour le diagnostic comme pour la réparation.

L’erreur : accepter une facture de réparation au nom d’un tiers.
Le bon réflexe : exiger une facture au nom du propriétaire, qui dépose lui-même la réclamation.

L’erreur de fond consiste à tenir 180 000 km pour un droit acquis. C’est une prise en charge sous conditions, selon la date de production, et elle se prouve par pièces.

Questions fréquentes

Quel kilométrage peut atteindre un moteur 1.2 PureTech ?

Aucun chiffre officiel n’existe : ni Stellantis, ni Peugeot, ni les notices n’en donnent. Le « 10 ans ou 180 000 km » souvent cité est un plafond de prise en charge des coûts, sous conditions et selon la date de production. Le seul kilométrage d’endurance que publie Peugeot concerne les prototypes du Turbo 100, un autre moteur : plus de 3 millions de kilomètres cumulés, plusieurs au-delà de 200 000 km.

Le 1.2 PureTech 130 est-il fiable ?

Stellantis ne publie pas de note de fiabilité : il publie des défauts reconnus. Le 130, codes EB2ADTS et EB2ADTSM sur la notice 208 II, se lit comme un turbo, mais la notice ne l’écrit pas. Pour le turbo, les conditions du 11 mai 2026 retiennent la courroie sur une production d’avril 2014 à décembre 2025, et la surconsommation d’huile sur deux périodes, avant et après Euro 6.2. Pour votre voiture, tout tient à la date de production et à l’entretien.

Quelles années de 1.2 PureTech sont concernées par les défauts ?

Pour la courroie, les conditions de Stellantis retiennent les atmosphériques produits de juin 2012 à juin 2022 et les turbos produits d’avril 2014 à décembre 2025. Pour l’huile, d’avril 2014 à juillet 2018 avant Euro 6.2, puis de février 2018 à décembre 2025. Ce sont les périodes que le constructeur retient pour l’indemnisation, pas un classement des millésimes. Le repère décisif reste la date de production de votre véhicule.

Quand changer la courroie de distribution d’un 1.2 PureTech 130 ?

À l’intervalle du carnet d’entretien de votre véhicule, en kilomètres ou en temps, au premier des deux termes atteint : c’est la règle des notices Peugeot, et Peugeot renvoie au carnet sur sa page consacrée au PureTech. Sur une occasion vendue par Spoticar ou le réseau agréé, le contrôle en 100 points du certificat Check+ inclut la courroie.

Quelle huile mettre dans un 1.2 PureTech ?

Celle du plan d’entretien, auquel renvoient les notices Peugeot et Citroën. La notice C3 (éd. 06-26) prescrit un 0W-20 (spécification 01/955535) aux codes EB2LTED (« Turbo 100 ch ») et EB2LTEDH2 (« Hybride 110 ch »), un 5W-30 (03/955535) à EB2FAMK (« Essence 82 ») et EB2FAMKd (« Essence 72 ») : ses propres libellés, sans le mot « PureTech ». Seule la 208 II nomme « PureTech 100 » et « PureTech 136 » le moteur de ses hybrides.

Est-il normal qu’un 1.2 PureTech consomme de l’huile ?

Jusqu’à un certain point, oui : la notice 208 II juge normal de faire des appoints entre deux révisions et préconise un contrôle tous les 5 000 km. La surconsommation, elle, est un défaut reconnu par Stellantis, liée à la segmentation des pistons avant Euro 6.2 et au séparateur d’huile ensuite, sur des périodes datées. Pour prétendre à une indemnisation, son diagnostic se fait dans le réseau agréé.

Le nouveau moteur à chaîne de distribution remplace-t-il le PureTech à courroie ?

Peugeot présente son Turbo 100 comme équipé d’une chaîne de distribution, à la place d’une courroie humide, avec plus de 70 % de pièces neuves. Selon la marque, il équipe déjà la 208 et le 2008, avec une révision tous les 2 ans / 25 000 km et un contrôle intermédiaire annuel. Stellantis affirme de son côté que l’évolution actuelle des moteurs PureTech répond aux préoccupations des générations précédentes. Peugeot ne donne ni date de lancement ni lien écrit entre le Turbo 100 et le nom PureTech.

Que vérifier avant d’acheter un 1.2 PureTech d’occasion ?

La motorisation et la date de production, qui décident des défauts couverts. Les factures d’entretien ou le carnet tamponné, sans lesquels la couverture spéciale, réservée à un entretien suivi, ne se prouve pas. Le VIN, à saisir sur la page des rappels de la marque. Peugeot propose aussi le certificat Check+, qui confirme la couverture ; sans justificatif d’entretien, un contrôle reste possible moyennant une participation réduite.

À lire aussi

Poursuivre la lecture

Sources

  • Stellantis, conditions de la plateforme de réclamation PureTech, version du 11 mai 2026.
  • Stellantis, communiqués du 16 janvier 2025 et du 7 mai 2025 ; page de la plateforme de réclamation, mai 2025.
  • Peugeot, pages « Moteurs PureTech, nos solutions », « Campagnes de rappel » et « Nouveau moteur essence PEUGEOT Turbo 100 », 2026.
  • RappelConso, fiches 48836, 48835, 48607, 48204 et 48203.
  • Notices Peugeot 208 II, 308, 2008 et 3008, éditions 01-23 ; 208 I, édition 01-18 ; notice Citroën C3, édition 06-26.

Laurent